Sous le patronage de Arlette Soudan Nonault, ministre de l’Environnement, du Développement durable et du Bassin du Congo, Brazzaville a servi de cadre, lundi 19 janvier dernier, à une cérémonie officielle consacrée à la remise de deux documents structurants pour la gouvernance environnementale en République du Congo. Il s’agit, d’une part, de la Stratégie nationale et du Plan d’action de réduction des risques de catastrophes, et, d’autre part, de la Stratégie et du Plan d’action nationaux de biodiversité.
L’événement s’est tenu en présence de Jacqueline Lydia Mikolo, ministre des Petites et moyennes entreprises et de l’Artisanat. La remise officielle des documents a été effectuée par Adama Dian-Barry, représentante résidente du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) en République du Congo, partenaire clé du processus d’élaboration de ces cadres stratégiques. Cette cérémonie s’inscrit dans une dynamique de renforcement des politiques publiques face aux défis croissants liés aux changements climatiques, à l’érosion de la biodiversité et à la vulnérabilité des territoires.

Dans son allocution, la ministre Arlette Soudan Nonault a souligné la portée structurante de ces documents pour l’action publique environnementale. « Ces stratégies constituent des outils d’anticipation et de résilience indispensables pour protéger nos populations, nos écosystèmes et notre économie face aux chocs climatiques et environnementaux », a-t-elle déclaré. Elle a insisté sur la nécessité d’une appropriation effective de ces cadres par l’ensemble des acteurs institutionnels, territoriaux et communautaires, afin de garantir leur mise en œuvre opérationnelle.
Adama Dian-Barry a, pour sa part, réaffirmé l’engagement du PNUD à accompagner le Congo dans la transition vers un développement durable inclusif. « La réduction des risques de catastrophes et la préservation de la biodiversité ne sont pas des options, mais des impératifs stratégiques pour un développement résilient et équitable », a-t-elle souligné, saluant le leadership politique du gouvernement congolais et l’implication des experts nationaux dans l’élaboration de ces documents.
La cérémonie a également été marquée par des présentations techniques détaillées des stratégies. Roger Mpan, point focal de la Convention sur la diversité biologique, a exposé les axes structurants de la Stratégie et du Plan d’action nationaux de biodiversité, mettant en exergue les priorités en matière de conservation, d’utilisation durable des ressources biologiques et d’intégration de la biodiversité dans les politiques sectorielles. Il a notamment insisté sur l’importance de la participation communautaire et de la valorisation des savoirs locaux.
De son côté, Narcisse Ofoulou, directeur de l’Écologie et des Ressources naturelles au ministère de l’Environnement, a présenté la Stratégie nationale de réduction des risques de catastrophes. Son intervention a mis en lumière les mécanismes de prévention, de préparation et de réponse aux catastrophes naturelles, ainsi que la nécessité de renforcer les systèmes d’alerte précoce et la coordination interinstitutionnelle.
Au terme de la cérémonie, les intervenants ont unanimement appelé à une mobilisation collective pour traduire ces orientations stratégiques en actions concrètes, au service de la résilience environnementale et du développement durable de la République du Congo.
Gaule D’AMBERT
