Paris, la capitale française, abritera le 7 juin 2025 un dîner de travail sur le thème «Brazzaville, la grande capitale oubliée». Une initiative de la Maison de la mémoire africaine (MMA), que préside Marcellin Mounzéo-Ngoyo, écrivain-chercheur et opérateur culturel congolais basé en France. Ce dernier met les bouchées doubles pour que cet événement qui pointe à l’horizon et s’inscrit dans la perspective des 65 ans d’indépendance de la République du Congo récolte un grand succès. C’est dans cette optique que le vendredi 16 mai dernier, il a été reçu en audience par l’ambassadeur du Congo en France, Rodolphe Adada. Le diplomate congolais a manifesté son intérêt pour cette rencontre inédite.
Pour Marcellin Mounzéo-Ngoyo, le thème «Brazzaville, la grande capitale oubliée» n’est pas un simple regard tourné vers le passé. Il est un appel à la lucidité et à la mobilisation collective. «Brazzaville fut plus qu’une capitale administrative. Elle fut un cœur battant économique et industriel de l’Afrique équatoriale française.
Ce thème est porteur d’une exigence. Il nous rappelle qu’il ne suffit pas de raconter l’histoire, il faut la prolonger.
Comme le dit un proverbe bantou, ‘’Dans la forêt des peuples, chaque arbre a sa place, et tous forment la même canopée.’’
La Maison de la mémoire africaine choisit aujourd’hui de raviver cette mémoire.
Pas pour s’y réfugier, mais pour en tirer les leçons utiles à l’avenir…
Nous appelons les décideurs, les investisseurs, les entrepreneurs, les citoyens engagés à prendre leur part dans ce nouveau cycle de vie, à l’approche des 65 ans de notre indépendance.
Un cycle où Brazzaville en particulier, et le Congo en général, retrouve sa vocation, être un carrefour de savoir-faire, de production, de création, de vie.
Ce 7 juin devient pour nous un repère, un pont entre mémoire et avenir, entre Brazzaville d’hier et celle que nous devons continuer à bâtir pour la jeunesse de demain, une capitale qui inspire, qui fédère, qui ose.
Il était pour nous important de rencontrer l’ambassadeur et de discuter avec lui sur les tenants et les aboutissants de ce grand rendez-vous pour lequel il a manifesté un grand intérêt et nous a rassuré de sa bénédiction et de sa présence», soutient-il.
L’occasion faisant le larron, le Congrès des consuls honoraires de France, qui s’est tenu les 17 et 18 mai à Trouville, a permis à Marcellin Mounzéo-Ngoyo de vendre le dîner de travail «Brazzaville, la grande capitale oubliée»: «J’ai été invité pour exposer sur le tourisme mémoriel et en quoi la Maison de la mémoire africaine enrichit-elle le tourisme culturel en valorisant des récits africains souvent absents des narrations traditionnelles.
Coorganisateur du Diner de travail «Brazzaville, la grande capitale oubliée», Jean Phillipe Carpentier, président du Corps consulaire de Normandie, m’a donné l’occasion de convier unanimement les consuls honoraires, les femmes et hommes d’affaires représentant de différents pays à ce grand évènement du 7 juin et surtout, de leur parler du Congo-Brazzaville et des opportunités d’investissements qui gravitent autour de notre pays».
Véran Carrhol YANGA







