Deux événements spirituels significatifs ont marqué du 25 au 26 octobre 2025 le diocèse de Nkayi en général, et particulièrement, la paroisse Saint Benoît de Kingoué, à la Cité du cœur. Il s’agit de l’implantation du postulat de la Congrégation des religieuses de Notre-Dame du Rosaire et la bénédiction de la grotte mariale dédiée à Notre-Dame du Bon Cœur en faveur des enfants pensionnaires et du personnel de l’Association maison du cœur (AMACO).
La célébration de ces événements a débuté dans la matinée du 25 octobre, journée consacrée à la bénédiction du couvent et l’installation officielle du postulat des religieuses de Notre-Dame du Rosaire dans leur nouvelle maison de formation. Pour cette première journée, le moment symbolique a été le mot de circonstance du représentant de l’AMACO l’abbé Guy Roland Bayamboudila, secrétaire général de la Fondation, à travers lequel, il a annoncé la cession des bâtiments aux sœurs de cette congrégation ayant pour supérieure générale Sr Marie-Brigitte Yengo.
Après lui, le tour est revenu à Sœur Marie Brigitte Yengo de s’exprimer avec émotion devant l’auditoire: «Cette maison est une promesse d’espérance pour les jeunes filles appelées à servir Dieu. Nous nous engageons à vivre pleinement notre mission, dans la prière, le service et la fraternité». Cette cérémonie a été marquée par la remise symbolique des clés du couvent et la signature de la convention entre les deux parties, scellant ainsi le début d’une nouvelle étape pour les sœurs, qui dorénavant participeront activement à la vie de la communauté locale, dans la pastorale, la vie spirituelle et sociale ainsi que le développement de la paroisse en collaboration avec le curé et l’AMACO, sous l’œil bienveillant de l’évêque.
La seconde étape a été la cérémonie couronnée par une célébration eucharistique avec comme temps fort la bénédiction de la grotte mariale, dédiée à Notre-Dame du Bon Cœur. A cette occasion, Mgr Daniel Mizonzo, évêque de Nkayi a présidé la procession vers ce lieu sacré. Une marche pieuse mélodieusement encadrée par les chants de la chorale soutenue par les mouvements d’apostolat: la Légion de Marie et la scholas populaire. Dans son homélie, l’évêque a rappelé la place de la Vierge Marie pour la vie de l’Eglise, soulignant que «cette grotte, désormais bénie, sera un lieu de prière et de renouveau spirituel pour notre communauté». Le curé de la paroisse prenant la parole à son tour après l’exhortation de l’évêque, a présenté l’ouvrage réalisé avec beaucoup de dévotion, en partant de l’historique de la construction de la grotte à la spiritualité de Notre-Dame du Bon Cœur comme un trésor pour les cœurs qui recherchent l’apaisement: paix et joie.
La fête s’est clôturée le dimanche 26 octobre 2025 (30eme dimanche du temps ordinaire de l’année liturgique C) par une messe solennelle, au cours de laquelle grâce a été rendue à Dieu pour ses bienfaits et tout le soutien accordé aux différents acteurs des évènements de ce week-end. Notamment, les promoteurs de l’érection de la grotte mariale, les artisans de la fondation du couvent et postulat des sœurs, les amis et bienfaiteurs de l’AMACO ainsi que les personnes de bonne volonté actives pour l’émergence de l’œuvre missionnaire à Kingoué.
Ces festivités ont été marquées par la présence des prêtres du diocèse de Nkayi qui ont fait le déplacement; de la communauté des sœurs franciscaines missionnaires de Marie, venues soutenir leurs consœurs dans cette nouvelle mission. Les autorités civiles, administratives et militaires, entre autres le sous-préfet de Kingoué, les chefs traditionnels, ainsi que la population locale, ont honoré de leur présence cet événement historique.
Les deux événements rendent manifeste l’élan missionnaire du diocèse, boosté par sa légendaire capacité à soutenir ses filles et fils. En témoigne le lien tissé entre le diocèse de Nkayi et la Fondation AMACO. Aujourd’hui, en ouvrant la porte aux religieuses de Notre-Dame du Rosaire, l’espoir est aux nouvelles perspectives tant pour la formation des futures religieuses que, pour l’évangélisation en profondeur des terres de Kingoué et l’émancipation de la jeune fille ou femme de la localité. C’est ainsi, que la foi et la vertu s’enracinent davantage dans une terre bénie, encadrée par l’espérance, la fraternité et la prière.
Abbé Cellot Primat NKOUNGA MABIKAS
Secrétaire-Chancelier
Membre de la Commission de Communication Sociale, Religieuse et Médias Diocésains







