A quelques jours de la reprise de l’Assemblée générale élective de la Fédération congolaise de handball (FECOHAND), le chronogramme électoral de la nouvelle commission électorale indépendante (CEI) dirigée par Me Mouadh Ben Zaied (délégué par l’IHF), fait toujours polémique. Me Eric Ibouanga, avocat du candidat à la présidence Avicenne Nzikou, dénonce les «dérives» du Tunisien contre la sentence de la Chambre de conciliation et d’arbitrage (CCAS) qu’il a «violé», selon lui, et annonce un recours.
Lundi 11 août 2025, au cours d’une conférence de presse, l’avocat est apparu déterminé, mais indigné. Il a dénoncé les décisions unilatérales de Me Mouadh Ben Zaied qu’il accuse d’avoir «outrepassé les limites de la sentence de la CCAS, institution judiciaire sportive dont il tient son existence», pointant du doigt une commission électorale «partiale», avec un président agissant «seul». En cause: le non-respect du délai de convocation de l’assemblée élective prescrite par la sentence arbitrale (8 jours après la mise en place de la CEI), l’ouverture du processus électoral à de nouvelles candidatures, la production d’un nouveau corps électoral et le réexamen des dossiers ayant déjà fait l’objet d’approbation. Pour Me Eric Ibouanga, la sentence de la CCAS n’ayant pas fait l’objet de recours, «elle a force de loi, donc opposable à tous». Au-delà, il pointe une autre grave dérive : le mépris de la circulaire ministérielle encadrant les assemblées générales des fédérations sportives.
Face à des décisions qui ne reposent sur rien, Me Ibouanga a assigné le CNOSC devant «le juge des urgences pour que la CCAS tranche la difficulté d’exécution de sa sentence» et se réserve le droit de récuser le Tunisien Mouadh Ben Zaied à la tête de la Commission électorale indépendante.
Selon le chronogramme de la CEI, l’assemblée générale élective de la FECOHAND se tiendra le 16 août 2025.

G.-S.M.

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