Quelques jours avant la clôture de la campagne d’inscription des candidats aux différents examens d’Etat, le ministre de l’Enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’alphabétisation, Jean-Luc Mouthou, a exprimé son ferme engagement à lutter contre toutes formes de pratiques de fraude et de corruption en milieu scolaire. C’est ce qui ressort de sa rencontre, le 23 janvier 2026 à Brazzaville, avec l’ensemble de la communauté éducative : autorités compétentes, parents d’élèves et tous ceux qui sont concernés par ces examens.
Dans sa communication, le ministre a rappelé que l’organisation des examens d’Etat s’appuie sur des textes réglementaires qui s’imposent à tous. «Il y a des arrêtés, il y a tout un corpus juridique qui encadre notre action, et nous devons nous en tenir à cela. Ne pas respecter la loi, c’est faire offense au Président de la République», a-t-il martelé.
La fraude scolaire devrait être banni de l’environnement scolaire congolais afin de redonner à l’école sa place cruciale dans la vie de la nation. «Nous ne pouvons pas bâtir l’avenir du Congo sur la tricherie. L’école doit rester un lieu de mérite, de discipline et d’égalité des chances. La fraude n’aide ni l’enfant, ni la nation», a laissé entendre le ministre.
Jean-Luc Mouthou a dénoncé aussi le phénomène de la transhumance scolaire, un des éléments qui favorisent la fraude scolaire. Il a pointé la responsabilité des promoteurs des centres d’encadrement. «Ces centres ne sont pas des écoles pour présenter les candidats », a-t-il mis en garde. Aux parents d’être vigilant pour ne pas tomber entre les mains de ces citoyens indignes. « Ne pouvons pas dans notre pays, ni hier, ni aujourd’hui, ni demain, faire la promotion de la culture de la fraude », a dit le ministre Mouthou.
Les critères de participation aux examens d’Etat
Le ministre Jean-Luc Mouthou a annoncé que certains candidats, détenteurs d’un brevet d’études du premier cycle (BEPC) datant de deux ans seulement ne pourront pas se présenter à la session du baccalauréat. De l’autre côté, les élèves âgés de dix ans sont autorisés à présenter le certificat d’études primaires élémentaires (CEPE), certainement le dernier. Il s’est appesanti sur le respect strict de la réglementation et a invité les établissements scolaires à se conformer aux tarifs officiels d’inscription pour tous les examens d’Etat : 5.000 francs CFA pour le baccalauréat, 4.000 francs pour le BEPC et 2.000 francs pour le CEPE. « La campagne des inscriptions se clôture le 31 janvier 2026 sur l’ensemble du territoire national », a-t-il rappelé.
Au sujet des établissements qui vont à l’encontre de la réglementation, le ministre a promis des sanctions. « Ces écoles ne présenteront aucun candidat cette année, et leurs élèves seront réorientés vers les établissements publics plus proches de ces établissements privés. Les promoteurs de ces écoles sont tenus de fournir les dossiers des élèves ainsi que les frais correspondants pour leur inscription », a, pour sa part, déclaré l’inspecteur général de l’enseignement David Boké.
Calendrier scolaire rectifié
Selon la note du 28 janvier 2026 du ministre de l’Enseignement préscolaire, le calendrier scolaire 2025-2026 connait une modification, plus précisément au deuxième trimestre. Prévues du 16 au 23 mars, les évaluations interviendront plutôt, au retour des congés de 12 jours, (du jeudi 12 mars au lundi 23 mars). Les évaluations se dérouleront cette fois du 24 mars au 4 avril 2026. Le troisième trimestre reste inchangé.
Germaine NGALA
