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FETE PATRONALE DE LA PAROISSE LES SAINTS MARTYRS DE L’OUGANDA DE KINGOUARI : Mgr Anatole Milandou a béni le clocher paroissial

FETE PATRONALE DE LA PAROISSE LES SAINTS MARTYRS DE L’OUGANDA DE KINGOUARI : Mgr Anatole Milandou a béni le clocher paroissial

Le parvis de l’église Les Saints Martyrs de l’Ouganda de Kingouari dans l’archidiocèse de Brazzaville a été le lieu retenu pour célébrer la messe commémorative de la fête patronale paroissiale présidée par Mgr Anatole Milandou, archevêque de Brazzaville. L’ordinaire du lieu a béni le clocher paroissial érigé grâce aux efforts des paroissiens et à la contribution des bienfaiteurs de divers rangs. C’était dimanche 13 juin 2021.

Père Begnito Mackaya

Ont concélébré cette messe, les pères Begnito Mackaya, curé de la paroisse, Jean Constant Nganga Silaho, curé doyen du doyenné Saint Charles Lwanga, Arnaud Rodrigue Nganga, vicaire paroissial, les abbés Christophe Maboungou,, recteur du Grand séminaire Mgr Georges Firmin Singha, Godefroy Esther Biacel Locko, ancien curé de la paroisse à l’honneur et actuel curé de la paroisse Saint Alphonse Marie de Liguori de Kibina, Simplice Makambou, vicaire paroissial, Armel Nganga, fils de la paroisse et vicaire de la paroisse Notre-Dame du Rosaire de Bacongo, certains curés des paroisses portant le nom d’un des saints Martyrs de l’Ouganda, etc.
Au début de la messe, exécutant le rite de bénédiction de la cloche, l’archevêque a rappelé son importance dans une communauté paroissiale. Le curé a eu le privilège de la faire tinter pour la première fois à l’issue de cette bénédiction.
C’est à M. Omer Malembé, vice-président du Conseil pastoral paroissial qu’a échu l’honneur de prononcer le mot de bienvenue. Avant tout, il a prié toute l’assemblée de bien vouloir se lever pour observer une minute de silence en mémoire des défunts de leur paroisse, notamment des membres du Conseil paroissial rappelés à Dieu et surtout, l’abbé Norbert Mbundzu, ancien curé de leur paroisse qui a aussi rejoint la maison du Père. Ensuite, il a souhaité la bienvenue à l’archevêque, au nom de l’équipe presbytérale et des deux conseils paroissiaux.
M. Tite Teka, fidèle laïc, a lu l’historique de la paroisse (voir ci-contre).
Dans son homélie prononcée alternativement en français et en lari (langue liturgique dans cette partie de l’archidiocèse de Brazzaville), Mgr Anatole Milandou a encouragé les paroissiens à s’investir davantage dans la construction de l’Eglise. Il les a félicités pour avoir posé une nouvelle cloche. Partant, il les a invités à faire montre de plus de générosité dans l’avenir afin de construire et d’achever d’autres œuvres pouvant servir à l’Eglise, pour la plus grande de Dieu et le salut du monde. De même, le prédicateur a exhorté les paroissiens à la persévérance dans la prière afin de demeurer d’authentiques témoins de l’amour et de la gloire de Dieu, partout où le besoin se fera sentir.
Après l’homélie a eu lieu la cérémonie nominale relative aux Saints Martyrs de l’Ouganda par le père Arnaud Rodrigue Nganga, accompagné de quelques laïques. De même les fidèles chrétiens ayant célébré leur anniversaire de naissance au cours de ce mois ont reçu une bénédiction accompagnée d’une bougie cierge.
Au cours de cette messe, le couple Moutsompa (Eugène Moutsompa et Suzane Bouesso) ayant totalisé 44 ans de mariage religieux, et 55 ans de vie commune, en cette circonstance solennelle, a reçu une bénédiction apostolique du Pape François pour le 40e anniversaire de leur mariage religieux, que l’archevêque leur a remise à cette occasion. Mgr Anatole Milandou a béni les époux qui ont renouvelé leur engagement matrimonial
Peu avant la consécration, père Casimir Moukouba, directeur diocésain de liturgie, a fait une mise au point particulière en signifiant que c’est le moment de lire les intentions de messe. «Lorsque nous le faisons au début de la messe, cela est une erreur en liturgie. Aussi, on n’achète pas une intention de messe, mais l’argent que le chrétien donne est une offrande qui permet le bon fonctionnement de l’Eglise, c’est donc la contribution du chrétien à la bonne marche de l’Eglise.», a-t-il renchéri.
Vers la fin de la messe, le curé a prononcé le mot de remerciements à l’endroit de l’archevêque et de ses confrères prêtres. Il a aussi exprimé sa gratitude à l’endroit des paroissiens pour leur implication lors des travaux d’érection du clocher avec la cloche venue de Rennes en France, des couvents Franciscains à qui le curé a aussi témoigné sa reconnaissance.
Intervenant en dernier lieu, Mgr Anatole Milandou a remercié le curé et l’équipe presbytérale, ainsi que toute la communauté paroissiale pour l’accueil dont il a fait l’objet.

L’histoire de la paroisse

Après l’achat du terrain par la Schola populaire à M. Alphonse Bitsindou, propriétaire foncier, vers les années 1965-1966, la mission catholique de Kingouari deviendra l’annexe de la paroisse Saint Michel de Ngangouoni en septembre 1966. La première chapelle, en terre battue, sera construite en 1970 par l’abbé Le Borne, curé de la paroisse Saint Michel de Ngangouoni à l’époque. Pour faire vivre cette annexe, plusieurs prêtres provenant des séminaires (Saint Jean et Emile Biayenda), des paroisses Saint Michel de Ngangouoni et Ndona Marie de Mfilou venaient tour à tour célébrer l’eucharistie ensemble avec la communauté de Kingouari. A cette époque, les mouvements d’apostolat qui existaient sont : la Légion de Marie dirigée par feu Tata Mathurin Malonga, la Schola populaire dirigée par feu Tata Joseph Sounga, la chorale Zu Dia Nzambi dirigée par feu Tata Fidèle Madzouama. Dans le souci de dynamiser les activités paroissiales, l’annexe de Kingouari a connu des chrétiens engagés qui se sont donné corps et âme, parmi lesquels : feu Tata Joseph Sounga, feu Tata Joseph Nkeoua, feu Tata André Nkounkou, feu Tata Raoul Bibaki, feu Tata Alphonse Massoumou.
En 1980, cette annexe deviendra la paroisse Les Saints Martyrs de l’Ouganda, avec comme premier curé, le père Alphonse qui acheva les travaux de la chapelle en matériaux durables et construisit le presbytère au cours des années 1980-1985. A cette période, devenant paroisse, l’administration des sacrements se déroulait au sein de la paroisse et l’abbé Anatole Milandou, actuel archevêque de Brazzaville, administra le premier sacrement de baptême aux catéchumènes de cette paroisse. La clôture de la paroisse fut réalisée par le père Jean Guth. Après le père Alphonse, la paroisse a connu la succession des curés suivants : père Joe Laloux, 1985-1987; père Daniel Muff, 1987-1988; père Christian Berton, 1988-1990; abbé François Moutsamboté, 1990-1993 ; abbé Jean Bosco Lukelo Ndzundu, 1993-1998 (qui a construit la Grotte mariale en 1998); abbé Maurice Mbindi, 1998-1999 ; abbé Fortuné Sindza, 1998-2003 ; abbé Donatien Djambou, 2003-2010, avec comme réalisations : mise en place des poteaux et ceintures en vue d’élargir la chapelle, pose des dalettes et bancs en béton à la Grotte mariale, construction de la clôture de la Grotte, construction d’un bâtiment pour la permanence paroissiale; abbé Norbert Mbundzu, 2010-2016, fondateur de la chorale Les Saints Martyrs de l’Ouganda en 2011, avec comme réalisations : achèvement de l’élargissement de la chapelle, toiture de la chapelle, construction de la sacristie, construction des bureaux des prêtres, opération bancs de la chapelle, construction du bâtiment de l’école, lancement des toilettes modernes et enfin pose des carreaux à l’autel de l’église; abbé Ernest Ntunta, 2016-2018, avec comme réalisations: pose des carreaux dans l’église, toiture du bâtiment de l’école et élargissement d’un des bâtiments du presbytère ; abbé Godefroy Locko, 2018-2019, achat de l’ostensoir; père Begnito Mackaya, de 2019 à …., prêtre compatissant suivant les pas de ses prédécesseurs, a effectué comme réalisations: achèvement des toilettes modernes de la paroisse, pose du plafond de l’église, embellissement de l’église, du presbytère et de la paroisse, construction du nouveau tabernacle, construction du clocher et pose de la cloche, ainsi que la reconstruction du mur de la paroisse. Actuellement la paroisse compte vingt et trois mouvements d’apostolat dont huit mouvements des jeunes.

Gislain Wilfrid BOUMBA

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A propos de l'auteur

Editorial

CONSCIENCE D’UNE NATION

Il est surprenant que le Congolais, malgré les événements pesants qui lui sont tombés dessus dans cette décennie ou les décennies antérieures garde la bourse de ses préjugés intacte. Il repart bien volontiers sur les horreurs de la guerre tribale de 1959, pour en faire le marqueur de l’histoire qu’il conserve et entretient. « Quel est votre nom déjà ?»

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