Dans le cadre de la transparence de la gestion des ressources forestières, l’administration forestière et un consortium constitué d’organisations de la société civile ont procédé au lancement, mardi 27 janvier 2026 à Brazzaville, d’un nouveau projet intitulé «Utiliser la loi pour lutter contre l’exploitation illégale et non durable des ressources forestières et promouvoir une gouvernance plus équitable des forêts et des terres pour la période 2025-2029». Ce projet vise à renforcer l’Etat de droit environnemental et foncier, la participation de la société civile en prenant en compte ses préoccupations et des attentes des communautés locales et des populations autochtones dans les nouveaux textes règlementaires qui seront bientôt adoptés, donc soutenir des lois.
Actuellement, le Congo est engagé dans plusieurs réformes structurantes, telles que le programme national d’affectation des terres, la mise en œuvre du code forestier n°33, les Accords de partenariat volontaire-Application des règlementations forestière, gouvernance et échanges commerciaux (APV-FLEGT) et la réduction des gaz à effets de serre (REDD+) Les engagements climatiques, ainsi que les initiatives sur la transparence, la lutte contre la corruption et la gouvernance des ressources naturelles font également partie du combat. Beaucoup de lois sont en train d’être revues pour promouvoir la gouvernance forestière plus inclusive, transparente et responsable.
La cérémonie de lancement a été coprésidée par Jean-Raphaël Côme Ngoma Kaya, directeur du parc zoologique et botanique de Brazzaville, représentant la direction générale de l’Economie forestière, et Adam Wetss, directeur de programme de l’organisation internationale ClientEarth basée à Londres, en présence des deux responsables des organisations locales de la société civile, notamment Alfred Nkodia, coordonnateur du cercle de gestion durable des forêts CAGDF, et Maixent Fortunin Agnimbat Emeka, président du Forum pour la gouvernance des droits de l’homme (FGDH). Le consortium est formé de ClientEarth, FGDH et CAGDF, sous le financement de Foreign Commonwlth & developement office (FCDO) du gouvernement britannique. Le projet prévoit d’appuyer les organisations de la société civile à travers des activités de renforcement des capacités juridiques, d’analyse des textes en réforme et d’appui au plaidoyer. Toutefois, les processus engagés pour la gestion forestière restent marqués par une participation limitée de la société civile, des communautés locales et des peuples autochtones, en particulier des femmes, ainsi qu’une faible transparence dans la prise de décision.
Une attention particulière sera portée au suivi citoyen et indépendant du secteur forestier, ainsi qu’à l’accompagnement des communautés locales et autochtones pour faire entendre leurs priorités dans les processus de réforme. Au lancement du projet, Adam Wetss a annoncé la volonté «de travailler avec la société civile locale pour trouver des solutions juridiques bien adaptées. Il faut une gouvernance des forêts capable d’inspirer la confiance du monde, par exemple en Europe. Pour nous, la société civile joue un rôle essentiel dans la gouvernance». En lançant officiellement la mise en œuvre du projet, Jean-Raphaël Côme Ngoma Kaya a reconnu l’apport de la société civile dans la gestion durable des forêts. En Afrique, ce projet s’exécute dans six pays.
Philippe BANZ







