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GOUVERNANCE : Améliorer la gouvernance des ressources naturelles

Un atelier de plaidoyer et de réflexion organisé par la Rencontre pour la paix et les droits de l’homme (RPDH) s’est tenu lundi 29 décembre 2025 à Brazzaville. Axé sur des réformes juridiques pour une gouvernance inclusive et redevable des ressources naturelles, il constitue une action concrète de la RPDH pour influencer positivement la législation congolaise sur les ressources naturelles, en alignement avec ses objectifs plus larges de bonne gouvernance et de droits humains.
L’atelier s’est inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du projet RERIP dans le Kouilou. Il a bénéficié de l’appui financier du CCFD-France solidarité et le Foreign Commonwealth & développement office (FCDO) du Gouvernement britannique, dans le cadre du programme Forest governance, marjets and climate (FGMC), avec notamment l’appui technique de l’organisation internationale Fern.
Les travaux ont réuni une vingtaine de participants issus des ministères et directions générales, des partenaires techniques et financiers, de la société civile et des médias. Ils ont été coprésidés par Jean-Raphaël Côme Ngoma-Kaya, directeur du parc zoologique et botanique de Brazzaville, et Christian Mounzéo, coordonnateur national de la RPDH.
Les participants ont suivi trois principaux thèmes pour susciter le débat. Le premier a porté sur les « Réformes juridiques et défis dans l’harmonisation des textes et application des lois sectorielles ». Le deuxième sur le « Bilan du mécanisme d’indemnisation des dégâts liés au conflit homme-faune », et le dernier sur les «Superpositions d’usages et illégalité : quelles réformes pour une gouvernance forestière inclusive et responsable».
Le diagnostic partagé a montré les incohérences législatives et les défis de gouvernance. Les participants ont fait des propositions d’harmonisation des lois sectorielles, adopté des stratégies et formulé des recommandations dans la perspective de renforcer la gouvernance des ressources naturelles.
Christian Mounzéo a rappelé les engagements pris par le pays pour garantir l’inclusion des communautés et la redevabilité dans la gouvernance des ressources naturelles ». Pour sa part, Jean-Raphaël Ngoma-Kaya a souligné que « la gestion durable et responsable de nos ressources naturelles, en particulier forestières, minières et pétrolières sont au cœur des défis de développement de notre pays. La gouvernance des ressources naturelles ne peut plus se limiter à une approche centralisée, elle doit être inclusive, participative et transparente ». Un participant, Ghislain Boungou Bakala, chef de service au centre national de lutte contre les maladies des cultures, a bien apprécié cet atelier. « Le conflit homme-faune mérite d’être débattu à des rencontres de ce genre pour que les populations soient édifiées sur ce qui leur arrivent souvent, surtout en cas de destruction de leurs cultures. Il faut savoir que nos producteurs agricoles souffrent du manque de moyens de recours. Il n’est pas intéressant que leurs cultures soient dévastées par la faune. C’est un manque à gagner pour ces populations ».
Le projet RERIP vise à renforcer la redevabilité et l’inclusion à travers une meilleure implication et participation des communautés locales et des populations autochtones du Kouilou. Le projet a permis de consolider certains acquis en matière de formation, de mobilisation communautaire et de plaidoyer auprès des autorités locales. De même, le projet FGMC opérationnel aussi bien dans le Kouilou que dans le Niari et dans la Lékoumou entend contribuer à la lutte contre les illégalités forestières et au suivi des droits des communautés. C’est pourquoi, la RPDH a suscité un dialogue pour garantir une meilleure réponse aux défis identifiés.

Philippe BANZ

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