Du 1er au 10 avril 2025, Brazzaville a abrité les travaux de finalisation du Cadre d’Action Intégré de la Gouvernance Publique, placés sous le haut patronage de Gilbert Mokoki, ministre du Contrôle d’État, de la qualité du service public et de la lutte contre les antivaleurs. Organisée avec le soutien du Programme des nations unies pour le développement (PNUD), cette initiative s’inscrit dans une dynamique de réforme structurelle de l’appareil étatique congolais.
L’objectif de ces travaux était de renforcer l’efficacité, l’efficience et la qualité du service public à travers une approche intégrée de la gouvernance publique. Cette démarche vise à introduire une meilleure cohérence des politiques publiques, une gestion concertée et harmonieuse de l’administration ainsi qu’une meilleure accessibilité des services publics aux citoyens. Autrement, procéder à la relecture et à l’élaboration du plan d’opérationnalisation du cadre d’action intégré de la gouvernance
Dans son discours d’ouverture, le ministre Gilbert Mokoki a souligné la nécessité de moderniser la gouvernance en République du Congo. Il s’agit désormais de sortir d’une gestion sectorielle cloisonnée pour instaurer un mode de pilotage intégré, centré sur les résultats, la transparence et la reddition de comptes.
Le cadre d’action en cours de finalisation prévoit des mécanismes de coordination interinstitutionnelle, de suivi-évaluation des politiques publiques, et de renforcement de la qualité des prestations administratives. L’ambition est d’instaurer une gouvernance inclusive, fondée sur l’écoute des citoyens et la lutte résolue contre les pratiques antisociales.
La présence active du Programme des nations unies pour le développement par l’entremise de son représentant résident adjoint, Henry René Diouf, tout au long de ces assises témoigne de l’intérêt stratégique que revêt cette réforme. À travers son représentant, le PNUD a réaffirmé son engagement aux côtés du gouvernement congolais pour accompagner la transformation de l’administration en un levier de développement durable, d’équité et de justice sociale.
Les travaux ont réuni des représentants de plusieurs ministères, des experts nationaux et internationaux, des membres de la société civile ainsi que des partenaires techniques et financiers. Ils ont permis de consolider les fondements méthodologiques et opérationnels du cadre intégré.
À l’issue de ces dix jours de travaux, un rapport de synthèse. Celui-ci servira de référence pour la mise en œuvre progressive du nouveau cadre dans les différentes sphères administratives du pays. Le ministère du Contrôle d’État, avec l’appui du PNUD, mettra également en place un comité de suivi pour veiller à l’exécution effective des mesures retenues.
Cette démarche marque une étape décisive dans la volonté du gouvernement congolais d’insuffler une nouvelle dynamique à la gouvernance publique, en mettant au centre des priorités la performance de l’administration et la satisfaction des usagers.
Gaule
D’AMBERT