HANDBALL : Le nouveau chronogramme électoral de la CEI déchaîne les passions

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Yann Ayessa

La reprise du Congrès électif de la Fédération congolaise de handball (FECOHAND) annulé le 10 octobre 2024 est fixée au 16 août 2025. Mais, la publication, le 10 juillet dernier, du nouveau chronogramme électoral par la nouvelle commission électorale indépendante dirigée par Me Mouadh Ben Zaied, alimente la chronique dans la capitale. L’unanimité est loin de se faire sur la question. Le juriste tunisien (représentant la Fédération internationale de handball) a-t-il jeté, en quelque sorte, un pavé dans la marre ?

Avicenne Nzikou
Avicenne Nzikou

Réagissant à ce chronogramme, certains dirigeants affirment, d’emblée qu’il « ne respecte pas la sentence de la Chambre de conciliation et d’arbitrage (CCAS) et la circulaire ministérielle encadrant l’organisation des assemblées générales électives des fédérations sportives nationales ». Ils rappellent que le 13 octobre 2024, « la CCAS avait notamment disqualifié la candidature de Tanguy Yoka, colistier du président sortant Yann Ayessa Dinga, déclaré nuls les mandats des représentants des équipes Avenir du rail, Pétro-Sport et CARA ; disqualifié l’ancienne Commission électorale indépendante et enjoint le Comité national olympique et sportif congolais (CNOSC) de mettre en place une nouvelle Commission électorale indépendante, qui devait convoquer une nouvelle assemblée générale élective sous huitaine ».

Logo de la FECOHAND
Logo de la FECOHAND

En analysant le nouveau chronogramme, ces dirigeants pensent que la nouvelle Commission électorale a ouvert « le processus à de nouvelles candidatures, ajoutées à celles des deux candidats du scrutin annulé en octobre dernier, et élargi le corps électoral ». Ce qu’ils rejettent, car d’après eux « il ne s’agit pas de tout reprendre, mais de poursuivre l’élection annulée ». Tout se passerait donc « comme si la nouvelle Commission électorale indépendante n’a pas reçu les documents afférents à cette élection, notamment la sentence de la CCAS et la circulaire ministérielle fixant le corps électoral à 23 électeurs ».

Que va-t-il se passer ?

Le respect du chronogramme électoral pourrait dépendre de la satisfaction de certains préalables, notamment l’exécution à la lettre de la sentence de la CCAS, à les en croire. « Ne pas en tenir compte, n’est-ce pas prendre à contre-pied l’esprit qui a présidé à la mise en place d’une nouvelle commission électorale indépendante et créer des remous à quelques mois des échéances politiques dans le pays ? », s’interrogent les dirigeants soutenant cette vision. Vont-ils interjeter appel de la décision notifiée par la Commission électorale ? Attendons de voir la suite du feuilleton.
G-S.M.

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