Célébrée chaque année, la Journée internationale de l’enseignement catholique a été l’occasion pour les enseignants des écoles catholiques de Pointe-Noire, de réfléchir sur l’importance de l’éducation dans le développement des individus, de la société, ainsi que sur le rôle spécifique de l’enseignement catholique. À Pointe-Noire, cette journée a été commémorée le jeudi 29 mai dernier en la paroisse Notre-Dame de l’Assomption, sous le thème: «Vers un pacte éducatif mondial générateur d’espoir». Elle a été marquée par une conférence présentée par le Père Ghislain Nkiéré, Salésien de Don Bosco et directeur du centre professionnel Don Bosco Pointe-Noire, au profit des enseignants des écoles catholiques de la ville océane, venus nombreux afin de mettre en avant les valeurs éducatives catholiques.
La Journée internationale de l’enseignement catholique a été initiée et promue par l’International office of catholic éducation (OIEC) qui célèbre le rôle important de l’enseignement catholique dans la formation des jeunes et le développement de la société.
L’objectif de cette journée est de réfléchir, de reconnaître et de célébrer l’éducation catholique. Elle rejoint également l’appel du Pape François qui plaidait pour un acte mondial sur l’éducation, afin de renouveler la passion pour une éducation plus ouverte et inclusive, capable d’une écoute patiente, d’un dialogue constructif et d’une compréhension mutuelle.
Pour commémorer cette journée, les enseignants des écoles catholiques de l’archidiocèse de Pointe-Noire ont été enrichis sur le thème proposé de “L’Éducation non formelle”, exposé par le Père Ghislain Nkiéré.
Le Père a, tout d’abord, défini ce que l’éducation non formelle veut dire. Elle désigne, a-t-il dit, l’apprentissage structuré et intentionnel qui se déroule en dehors du système éducatif formel. L’éducation non formelle est un processus d’apprentissage planifié, non obligatoire, qui développe les compétences, les connaissances et les attitudes des apprenants.
Ensuite, il a décrit ses formes dont: des programmes d’alphabétisation; des ateliers de formation professionnelle; des cours de développement; etc.
Après son exposé, Elvice Fortuné Fouti, formateur à l’institut UCAC-ICAM, a dit qu’il s’agit, lors de la Journée internationale, «de valoriser ce que les écoles catholiques essayent de faire, dans l’éducation, dans la formation des jeunes et des enfants».
Pour clôturer cette journée, une messe d’action de grâce a été célébrée par Mgr Abel Liluala, archevêque métropolitain de Pointe-Noire. Il avait à ses côtés l’abbé Nance Farel Djembo Batchi, vicaire général; le père Vianney, aumônier diocésain des écoles catholiques; de l’abbé Olivier Massamba Loubelo, président de l’université catholique du Congo-Brazzaville, ainsi que d’autres prêtres.
A cette occasion, Mgr Abel Liluala a exhorté les enseignants en prenant appui sur l’évangile de Luc 24,46-53 parlant de l’ascension du Seigneur.
«A vous, chers enseignants, cette parole résonne avec une intensité particulière. Car l’école est aussi un champ de mission. Vous y êtes appelés à être témoins du Christ vivant, à montrer que la foi et l’intelligence, spiritualité et pédagogie, rigueur et charité, peuvent aller de pair. Une mission éducative noble, sacrée et souvent crucifiante. L’Eglise aujourd’hui rend grâce pour vous, enseignants et éducateurs, pour votre engagement, souvent au prix de nombreux sacrifices. Elle rend grâce à Dieu pour votre persévérance, quand l’environnement est difficile», a dit l’archevêque.
Madocie Deogratias
MONGO







