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LUTTE CONTRE LA PAUVRETE : Le GRET entend accompagner les efforts des pouvoirs publics

LUTTE CONTRE LA PAUVRETE : Le GRET entend accompagner les efforts des pouvoirs publics

Une organisation non gouvernementale internationale professionnelle du droit français, le GRET, représentée au Congo, s’implique dans une gestion participative avec les acteurs de développement. Didas Armel Kouakoua, son représentant au Congo, nous éclaire sur le rôle du GRET.

Le GRET qu’est ce que c’est?
**Le GRET est une organisation internationale, autrement, ONG du droit français. Elle a été créée en 1976 avec pour but de lutter contre la pauvreté et les inégalités dans le monde. A ce jour, il est représenté dans près de trente pays à travers le monde, quasiment dans tous les continents. Le GRET intervient sur un éventail de thématiques qui couvrent pratiquement l’ensemble du champ de développement, à l’exception de la santé hospitalière et de l’éducation.
Sa représentation au Congo date de 2002 et nous intervenons sur des questions d’assainissement dans les différentes villes. A Brazzaville, il y a trois ans de cela, nous avons accompagné la mairie dans la structuration des services de pré-collecte des déchets. Nous intervenons également sur la thématique de la citoyenneté et développement local, précisement dans la mise en place des initiatives locales. A propos plusieurs projets ont été réalisés avec les acteurs. Nous avons initié des activités de formation, d’accompagnement et de concertation des acteurs au niveau local. Nous travaillons également sur la thématique formation et insertion professionnelle en adaptant nos outils à la réalité des jeunes. Il y a un projet en cours à Pointe-Noire où nous accompagnons près de 200 jeunes en situation de vulnérabilité, qui va être clôturer sous peu.
Au Congo, il est difficile pour les jeunes qui veulent créer des entreprises d’accéder aux financements. Nous GRET avions pu négocier avec une microfinance qui a accepté de financer les projets des jeunes avec des taux d’intérêt très bas autour de 1 % pour les jeunes qui sortent des parcours de formation. C’est pour nous une manière d’accompagner les jeunes.

*Quelle est votre vision sur la société civile congolaise que vous encadrez?
**La société civile congolaise est encore jeune et a du chemin à faire. Les vraies associations ou les Ong ont commencé à être mises en place après la conférence nationale souveraine. Plus de 30 ans après, la société civile est encore jeune. Elle a l’obligation de maîtriser les outils de gouvernance associative et de de gestion des projets qui est un dispositif essentiel pour la société civile de trouver les moyens et de répondre aux besoins des populations. L’enjeu majeur c’est d’accompagner les communautés à pouvoir répondre aux besoins qui sont les leurs.
Nous avons une société civile qui a besoin d’accompagnement, voilà pourquoi on continue à travailler sur cette thématique.
*Est-ce que l’absence d’une loi qui peut encadrer et accompagner cette société civile congolaise constitue un obstacle à son développement?
**Vous savez que comme dans tout secteur dans un Etat, il est important que les initiatives soient encadrées par une loi. Au Congo, nous appliquons la loi de 1901, une importation de la loi française. Mais, elle est à mon sens très ancienne et ne cadre pas avec les réalités de la société civile congolaise. Une nouvelle loi est la bienvenue pour encadrer les initiatives., mais, elle doit être conçue avec la participation de la société civile elle-même.

*Vous avez collaboré avec le programme concerté pluri acteurs (PCPA), pour lutter contre la pauvreté. Quelle a été votre implication?
**Le PCPA, à travers le Comité français de la solidarité internationale (CFSI), a existé pendant près de 10 ans. Les résultats sont visibles. La société civile a été formée et accompagnée durant 10 ans par le CFSI. Maintenant, cette société civile doit voler de ses propres ailes. Il y a des outils qui ont été mis en place et nous sommes confiants que cela marchera si cette société civile reste soudée autour des dynamiques mises en place et si elle continue à dialoguer entre elle et avec les pouvoirs publics. Elle ne doit pas, en quelque sorte, s’opposer aux pouvoirs publics, mais plutôt la société civile doit s’inscrire dans une dynamique d’accompagnement. C’est important parce que tous convergent vers l’accompagnement des communautés. La société civile peut aussi espérer à bénéficier des financements des bailleurs internationaux. Le GRET, dans toutes ses actions, ne les porte pas seul. Les projets sont mis en partenariat avec soit la société civile, soit avec les pouvoirs publics à travers les collectivités. Avec le PCPA, nous avons identifié des organisations qui pourront être des partenaires futurs du GRET sur des projets que nous allons mettre en œuvre.

Propos recueillis par
Philippe BANZ

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A propos de l'auteur

Editorial

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