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MUSIQUE : La maison Serge Offis Production portée sur les fonts baptismaux en France

MUSIQUE : La maison Serge Offis Production portée sur les fonts baptismaux en France

Bonne nouvelle pour les artistes-musiciens des deux rives du fleuve Congo! Un nouveau label de production musicale vient de voir le jour en France: Serge Offis Production. L’ingénieuse initiative est à mettre à l’actif du Congolais Serge Offis (Serge Offinassinga de son nom à l’état civil), basé à Nantes. Le jeune producteur s’est prêté à nos questions.

*Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs?
**Je m’appelle Serge Offinassinga, alias Serge Offis. Je suis célibataire et père de trois enfants. De nationalité congolaise, je suis basé dans la ville de Nantes, en France.

*Vous venez de porter sur les fonts baptismaux une maison de production musicale dénommée Serge Offis Production qui a, d’ailleurs, obtenu sa reconnaissance juridique en France, il y a quelques jours. D’où vous est venue l’idée de mettre sur pied une telle structure?

**À force d’organiser des concerts en Autriche et en France, j’ai fini par m’inspirer et décider de devenir un producteur scénique et phonographique. D’autant que j’ai le sang musical dans la famille car, mon oncle, Anita Ngapy, est ma source d’inspiration.
J’ai commencé la production musicale en 2009, à vienne, en Autriche, où j’avais produit le chanteur Doudou Copa, lors d’un concert, le vendredi 20 novembre 2009, à Nantes, en France. Je l’ai encore produit le samedi 7 juillet 2019, dans la même ville. Le samedi 15 février 2020, j’au récidivé, toujours dans la même ville, mais, cette fois, avec Nzété Oussama, lors d’un concert mixte. Après ce show, on a décidé avec ce dernier de signer un contrat en juillet 2020, pour une production phonographique, puis en septembre 2020, j’ai produit, à Paris, mon tout premier single intitulé: ‘’Sixième signature’’ avec Nzété Oussama. En mars 2021, j’ai produit ‘’Conditions’’ avec J. Leader, en featuring avec Welicia.
En avril 2021, j’ai produit ‘’Déception’’, un featuring entre deux artistes-musiciens de la République Démocratique du Congo, But na filet et Stock Musique.
En juin 2021, je vais produire ‘’L’Hymne national’’, une chanson chantée par l’artiste-musicien J. Leader.

*Quel est votre regard sur la musique congolaise ?
** La musique du Congo Brazzaville souffre d’un manque de professionnalisme avéré de nos artistes. Elle souffre d’un manque de soutien des Congolais vis-à-vis de nos artistes-musiciens car, le peuple congolais en général, et même nos dirigeants politiques, préfèrent soutenir la musique congolaise d’en face, c’est-à-dire de la RDC, que de soutenir nos propres artistes. Le peuple congolais ne consomme presque pas notre propre musique.

*Vous présidez aussi une association. Pouvez-vous nous en dire davantage?
** Mon association, en fait, est liée à la maison de production musicale Serge Offis Production. C’est cette dernière qui me donne le droit d’organiser des spectacles, soirées, etc., en France et dans toute l’Union européenne. L’association s’appelle S. Offis Prod. Elle est reconnue à la fois par le ministère de l’Intérieur français et par la préfecture de la Loire Atlantique, c’est-à-dire à Nantes où j’habite. D’ailleurs, cela figure dans le Journal officiel du ministère de l’Intérieur français. Bref, retenez que nous sommes double fois reconnus ici: premièrement, la maison de production musicale est reconnue par la juridiction française et nous avons le droit de protéger nos œuvres, de les vendre, d’assurer leur promotion, bénéficier des droits d’auteurs et déclarer nos revenus auprès du ministère des Finances publiques, voire payer nos impôts. Et, de l’autre côté, c’est notre association qui nous donne le droit d’organiser des événements en France et dans toute l’Union européenne, voire solliciter des visas aux journalistes, chroniqueurs qui vont agrémenter nos événements de partout dans le monde.

*Auriez-vous un message, un vœu, en conclusion de notre entretien?
**Je demande au peuple congolais, dans son ensemble, hommes politiques, citoyens lambda etc., de consommer congolais de Brazzaville d’abord, car c’est en soutenant leurs propres artistes-musiciens que les Ivoiriens et les Nigérians sont devenus incontournables dans le monde de la musique.

Propos recueillis par
Véran Carrhol YANGA

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Editorial

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