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ORDINATION ET INAUGURATION SOLENNELLE DU MINISTERE EPISCOPAL DE MGR ARMEL KEMA, EVEQUE DE OUESSO : Mot du clergé ouessois

ORDINATION ET INAUGURATION SOLENNELLE DU MINISTERE EPISCOPAL DE MGR ARMEL KEMA, EVEQUE DE OUESSO : Mot du clergé ouessois

Excellence Mgr Armel Kema, Evêque de Ouesso, Excellence Mgr Yve Marie Monot, Evêque émérite de Ouesso, Excellences messeigneurs les Archevêques et Evêques de la CEC, Monsieur le Premier ministre, Monsieur le Préfet du Département de la Sangha, Révérends Abbés et Révérendes Sœurs, Chères autorités civiles, politiques et militaires en vos titres et qualités respectifs, Chers représentants des Eglises sœurs et de la communauté islamique de la Sangha, Distingués invités, Chers frères et sœurs dans le Chris

«Voici le jour que fit le Seigneur, qu’il soit pour nous jour de fête et de joie» (Ps 117)

Excellence Mgr Armel, Ya Armel comme nous aimons vous appeler affectueusement, au terme de cette liturgie festive, profondément priante et émouvante où dans une immense joie, vous venez de faire votre prise de possession canonique et inaugurer publiquement votre ministère comme Evêque et pasteur propre du diocèse de Ouesso, je vous souhaite au nom du clergé Ouessois dans un élan filial, tout simplement la bienvenue dans la grande famille presbytérale Ouessoise qui vient de vous manifester sa communion affective et effective par la présentation des obédiences, expressions d’obéissance, de respect indéfectible et d’engagement à être des collaborateurs immédiats et avisés dans l’œuvre évangélisatrice.
Ya Armel, aujourd’hui nous vous accueillons et nous reconnaissons en vous notre berger, c’est donc une raison pour nous de proclamer dans un élan de foi et d’espérance que «Dieu a visité son peuple qui est à Ouesso». Mgr Armel, vous êtes désormais notre Evêque, une responsabilité noble et délicate. Ainsi, le soupire quotidien de notre prière est que vous soyez pour nous, un ‘’père’’ qui est en même temps un ‘’ami’’ et un ‘’confident’’ qui félicite et encourage le travail pastoral bien fait, et recadre lorsque la mission évangélisatrice se fissure en créant le désordre dans la bergerie et le champ du Seigneur. Par vous et avec vous, nous sommes appelés à collaborer dans la mission et à paître le troupeau du Seigneur parce que le diocèse de Ouesso est un héritage pastoral commun et le lieu où se joue notre destin missionnaire commun.
Mgr Armel, ce jour restera mémorable et historique pour notre diocèse parce que nous sommes témoins d’une expérience spirituelle et ministérielle inédite et particulière où la volonté de Dieu a admirablement permis que vous preniez votre siège épiscopal et inaugurez votre ministère en présence de votre prédécesseur, Mgr Yves Marie Monot. Alors comment ne pas voir et lire cette expérience ministérielle comme un grand signe prophétique à l’instar de la transmission de l’expérience ministérielle de Moise à Josué. Mgr Armel, en incarnant donc le rôle de ‘’Josué’’, vous inaugurez en ce jour, une nouvelle ère missionnaire qui s’inscrit dans la dynamique de continuité pastorale parce que Josué n’avait fait que la continuité de l’œuvre ministérielle de Moise. Ainsi, la continuité pastorale est un signe d’unité et un lieu de fécondité missionnaire qui vous inscrit dans une histoire qui est l’œuvre du Saint-Esprit. Cette élévation à la dignité épiscopale fait de vous un pilier d’unité, d’affermissement de la foi et de l’annonce de l’Evangile. C’est donc autour de vous que nous formerons pour la plus grande gloire de Dieu et le salut des âmes, un «cerveau pastoral collectif» pour penser les projets communs, avoir des visions communes et travailler pour un destin commun en vue de revitaliser la vie spirituelle du peuple de Dieu.
Ya Armel, ce diocèse vous le connaissez mieux parce que vous en êtes le premier fils dans l’ordre des ordinations sacerdotales. Vous connaissez ses heureuses opportunités pastorales et géographiques, le potentiel humain, la vitalité et le dynamisme spirituel de ses fidèles, mais vous connaissez également ses soucis pastoraux qui deviennent pour vous les défis à relever. Ce qui signifie, qu’une nouvelle ère missionnaire implique sans doute les nouveaux enjeux évangéliques et défis pastoraux, car «à vin nouveau, outres neuves» précise le Christ-sauveur de qui nous avons reçu la mission; une nouvelle ère missionnaire appelle aussi une nouvelle dynamique de créativité évangélique et d’inventivité missionnaire plus tonifiante. Comme vous pouvez le percevoir Ya Armel, plusieurs défis se dessinent à l’horizon de notre diocèse notamment le défi de la fraternité ecclésiale et évangélique, de la redynamisation des structures diocésaines pour une meilleure synergie d’actions et de visions communes, le défi de la croissance spirituelle, pastorale, humaine, liturgique pour redonner le goût de Dieu et de sa parole aux chrétiens de la Sangha. Ceci exige donc l’érection d’un projet diocésain d’évangélisation plus intégrateur prenant en compte la configuration globale de nos paroisses et communautés diocésaines. Soyez donc rassuré Mgr Armel, que dans la réalisation de cette mission, vous n’êtes pas seul, tout le peuple de Dieu est là: les fidèles laïcs, les prêtres, les religieux et religieuses, y compris les hommes et femmes de bonne volonté, chacun apportera son talent, son génie, et son charisme pour cette œuvre évangélisatrice que Mgr Yves dans son rôle de Moise, vient de vous transmettre.
C’est ainsi que cette prise de parole se veut être aussi un moment d’hommage à Mgr Yves Marie Monot sous le signe de la recommandation de la lettre aux hébreux qui déclare: «Souvenez-vous de ceux qui vous ont dirigé et annoncé la parole de Dieu, et imitez leur foi». Tata Yves, vous avez acquis désormais, la posture d’un éméritat mérité, permettez-moi de vous rappeler, que la retraite est une grâce. Comme deuxième Evêque de notre diocèse, vous rejoignez donc dans l’ordre de l’éméritat, Mgr Hervé Itoua notre premier Evêque diocésain. Tata Yves, durant plus de seize ans, nous étions vos collaborateurs, et certainement, nous avons eu des manquements, des incompréhensions habituelles entre père et fils, des attitudes parfois décevantes et peu dignes pour la mission, qui nous invitent au nom de notre amour filial à vous demander sincèrement: pardon-pardon-pardon. Notre Eglise étant mystère de communion, notre fraternité et notre communion ne seront jamais détruites, ce diocèse aura toujours besoin de votre sagesse paternelle et de vos éventuels conseils parce que vous êtes désormais un pionnier et une personne ressource pour notre Eglise locale de la Sangha et du Congo.
Mgr Yves, en ce jour où dans votre rôle de Moise, vous avez transmis la charge de gouvernement épiscopal à votre fils Josué en la personne de Mgr Armel, nous voulons modestement dans un élan filial et de cœur vous manifester une profonde et digne pensée de reconnaissance, car il n’y a pas d’avenir sans souvenir, et le souvenir est à l’homme ce que la sève est à l’arbre: reconnaissance pour ce qu’a été le don de votre présence dans ce diocèse que vous avez tant aimé et tout donné; reconnaissance pour vos multiples efforts et sacrifices pastoraux réalisés grâce à l’engagement et à la solidarité de nombreux visages discrets, les amis du diocèse à travers le monde, les fidèles et ouvriers apostoliques qui, chacun selon sa responsabilité ecclésiale, ont su vous aider durant votre épiscopat à transmettre le dépôt de la foi et à annoncer la joie de l’évangile de Tam Congo jusqu’à Pikounda en passant par Souanké, Sembé, Ngbala, Mokeko, Ouesso, Ngombé, Pokola et Kabo.
C’est ainsi que nous vous disons merci Tata Yves, parce que vous avez écrit votre histoire dans les différents lieux de missions de notre département avec l’encre du sacrifice, de l’amour, de la foi, de l’espérance, de l’humilité et du courage. Tata Yves, nous saluons à cet effet, le charisme de paternité que vous avez incarné durant votre ministère épiscopal, vous avez su dans la mesure du possible cheminer et partager les joies et peines du peuple de Dieu de la Sangha; vous avez su jouer votre partition missionnaire avec audace en dépit des difficultés inhérentes à la charge épiscopale dans le contexte actuel. Merci Tata Yves pour le témoignage d’unité et d’une vie totalement vouée à Dieu, à l’Eglise et à son peuple; merci pour l’œuvre évangélisatrice significative accomplie à plusieurs niveaux dans ce diocèse que vous transmettez en ce jour comme un héritage à préserver dignement et à annoncer dans la foi. Que Marie, étoile de l’espérance, reine des Apôtres, vierge immaculée, arche de l’alliance nouvelle et éternelle, intercède pour Mgr Armel afin qu’il annonce avec ferveur et patience la parole de son fils au peuple de Dieu, et savourez dignement votre retraite Tata Yves. Que Dieu bénisse le diocèse de Ouesso, son nouveau pasteur et l’Eglise catholique au Congo-Brazzaville.

Cathédrale Saint Pierre Claver de Ouesso

Dimanche 13 février 2022
Pour le compte du clergé diocésain de Ouesso

Abbé Moïse Mayindou

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Editorial

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