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POESIE : Yvon Wilfride Lewa-Let Mandah publie ses «Vestiges»

POESIE : Yvon Wilfride Lewa-Let  Mandah publie ses «Vestiges»

Et de dix pour Yvon Wilfride Lewa-Let Mandah! Le poète, essayiste, dramaturge, comédien, metteur en scène et directeur artistique de la compagnie théâtrale Autopsie vient en effet, de publier, aux Editions LMI (Pointe-Noire), «Vestiges», la dixième oeuvre de sa bibliographie. Un recueil de poèmes dans lequel il exprime sa désolation, son amertume, face aux actes odieux qui ont endeuillé de nombreuses familles, et dont il a été lui-même victime. La cérémonie de présentation-dédicace de l’ouvrage a eu lieu samedi 11 septembre dernier, à Pointe-Noire. En présence du directeur départemental du Livre et de la lecture publique, Chardin Alphonse Nkala, et du directeur général des Editions LMI, Maurice Loubouakou.
‘’Vestiges’’ est un recueil de 87 pages pour 48 poèmes. Selon Xavier Mabika Dianga, critique littéraire, la thématique du nouveau livre est variée. Mais le Congo reste la pierre qui sédimente l’essentiel des pages, le «Congo vu sous l’angle de la guerre civile de 1997 et au travers de ses trois grandes villes, Brazzaville, Pointe-Noire et Dolisie».
«Vestiges est, avant tout, un cri de désolation face au désarroi causé par la guerre, la coulée d’une angoisse, d’une amertume. Le poète nous entraîne dans un ballet de vers d’une énergie vivante et incantatoire vers les différentes villes délabrées et dans les cryptes de sa douleur interne…L’œil du poète, comme une caméra mobile, se projette sur les villes devenues ruines», a affirmé le critique littéraire. «En se remémorant des épisodes de la guerre civile, Yvon Lewa-Let Mandah laisse éclater sa douleur qui se fermente dans la mémoire. Une douleur qu’il nous est convié à vivre, celle d’un enfant perdu dans la nuit du chagrin. Et quand le chagrin flambe, il faut des moyens de survie…. Ainsi, le poète exalte les villes jadis florissantes. Tel un archéologue, il questionne les zones et les lieux témoins du temps…», a-t-il ajouté.
La seconde ligne de force du recueil Vestiges, fait remarquer Xavier Mabika Dianga, est l’évocation de l’amour, thème auquel Yvon Lewa-Let Mandah consacre la quasi-totalité du cahier 2 du recueil.
Le critique littéraire a également relevé les autres thèmes évoqués par l’auteur: l’immigration, la restriction du patrimoine africain, l’appropriation de la culture traditionnelle kongo ou «Mbandzakongologie».
A propos du style, il a souligné: «L’auteur utilise des mots simples qui rendent la poésie accessible à tous, mais aussi beaucoup de néologismes. Il fait recours aux vers libres et parfois à la versification classique…Ce qui est aussi attrayant dans ce recueil, c’est l’utilisation par le poète des vers et poèmes courts. Ce qui rend sa poésie fluide…On peut aussi souligner l’usage des métaphores».
«Vestiges, ici, ne veut pas seulement dire ce qui reste, ce qui demeure après disparition, destruction, c’est-à-dire les ruines, mais aussi ce qu’il y a à pérenniser, à reconstruire et à bâtir pour la survie», a-t-il expliqué.
Yvon Wilfride Lewa-Let Mandah a vu le jour le 22 juillet 1974, à Brazzaville. Il est manager de logistique, personnel travaillant dans les barges on/off-shore, à Pointe-Noire. Créateur, en 1996, de la compagnie théâtrale Autopsie, il est aussi président national pour le Congo de l’Institut international du théâtre, organisation mondiale pour les arts de la scène, partenaire officiel de l’UNESCO et directeur du Festival international du théâtre et autres arts de scène qui a lieu à Brazzaville et Pointe-Noire.
Récipiendaire du Prix international de poésie Tchicaya U Tam’si, du Prix Tchikounda de meilleur écrivain, du Prix Sony-Labou-Tansi, du Grand prix Forum, musiciens, artistes et écrivains du Congo-Brazzaville, outre la poésie, il a comme autre genre littéraire de prédilection le théâtre.

Nana KABA

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A propos de l'auteur

Editorial

Le pays change, nous aussi

Même quand l’Histoire avance, il nous arrive de ne pas toujours en distinguer les séquences. Nous sommes entrés dans ce mois des douleurs où il nous arrive souvent de pleurer séparément, parfois en union, deux morts illustres de notre Panthéon national. Il y a 46 ans en effet, le Président Marien Ngouabi et le Cardinal Emile Biayenda étaient assassinés à quatre jours d’intervalle l’un de l’autre.

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