Au nombre des artistes-musiciens qui font la fierté de Dolisie, la troisième ville du Congo (encore appelée capitale de l’or vert), figure, en bonne place, Marcel Diantété, alias Dédé. Ce dernier officie au sein de l’orchestre Niari Music, fondé par feu Richard Eyeni et dont il est l’une des figures de proue.
C’est dans les années 60 que Dédé a fait ses premières armes. Au moment où le duo Sam Mangwana-Guivano filait encore le parfait amour.
Après la séparation de ces deux célébrités, Marcel intègre l’orchestre Festival Guivano aux côtés de Bozi Boziana, Bondo, Daniela (premier soliste de Verckys) et Makosso, accompagnateur du TP OK Jazz. «Nous avions enregistré trois 45 tours au Studio Vévé.
En 1972, Guivano, qui était de profession journaliste, a démissionné pour se consacrer à son métier. J’ai alors intégré l’orchestre Super Negro. En 1972, j’ai traversé le fleuve Congo pour Brazzaville. C’est là que j’ai rencontré Tino Mwikua, qui évoluait dans l’orchestre Continental. C’est lui qui m’a emmené dans l’orchestre ‘’Le Peuple’’, aux côtés de Kifoueti Loubassou Denis «La Cloche», Bernard Mavoungou, Makosso, ancien sociétaire de Sinza Kotoko», se souvient Dédé. Lui qui, en 1981, rencontre Michel Boyibanda au centre-ville de Brazzaville. Ce dernier l’invite chez lui, dans la rue Mayombe, au Plateau des 15 ans.
«Chez le doyen Bobo, j’ai rencontré plusieurs musiciens qui l’attendaient: Loungouénia, Ringo Ngavouka, Vadio Mambenga. Il nous a informés qu’il partait en Italie pour acheter du matériel pour le compte de Musi-club. Il nous a laissés chez lui pour l’attendre. Revenu au pays avec des instruments flambants neufs, nous avons commencé les répétitions au bar ’’Ballon d’or’’, dans l’arrondissement 4 Moungali, premier siège de l’orchestre Rumbaya, chez vieux Moulélé. C’est bien plus tard que Loko Massengo a intégré l’orchestre Rumbaya avec d’autres musiciens comme Fukiau Pépito, et Vadio Mambenga. Le 1er mai 1982, Rumbaya a fait sa sortie officielle en direct à la radio. C’était au bar-dancing ‘’La Congolaise’’. Contre toute attente, Loko Massengo et Michel Boyibanda sont entrés en contradiction. Jean Jules Okabando, alors commissaire politique dans la Lékoumou, qui avait suivi le concert en direct à la radio et qui connaissait déjà Ringo pour avoir été président de l’orchestre Super Boboto «SBB», l’a contacté pour lui trouver des musiciens afin d’aller monter un orchestre à Sibiti, dans le département de la Lékoumou.
Après le recrutement des musiciens, le préfet a envoyé Christian Billy, son directeur régional de la Culture, recruter les artistes retenus pour aller prester à Brazzaville. Nous avons monté l’orchestre Motema moto.
C’est Billy qui a donné ce nom. Nous avons commencé les répétitions et notre sortie officielle a eu lieu le 14 août 1982. C’était en présence de Mme Antoinette Sassou-Nguesso, venue pour la célébration de la fête des enfants. Nous avons produit un 33 Cm dont ‘’Made apepi mouchoir’’le titre phare, suivi d’’Asamba’’, mon titre. Après le départ du président-fondateur, remplacé par le préfet Malela Soba, l’orchestre s’est disloqué dix ans après», se remémore celui qui a aussi roulé sa bosse dans ‘’Les Tcha-Tchamens’’ du trio (Mirasi Mimoz Racheli Sivori), et ‘’Les Makandas’’.
A signaler que l’orchestre Niari Music se prépare à larguer un nouvel album ces jours-ci: ‘’Peuple africain debout’’.
Equateur Denis
NGUIMBI
