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PORTRAIT : Papa Yanga, le jardinier amoureux de la terre et de ses semblables

PORTRAIT : Papa Yanga, le jardinier  amoureux de la terre  et de ses semblables

«Éduquer les individus au respect du travail de l’agriculture, à l’amour de la nature, de la terre nourricière, leur insuffler le désir et leur donner les moyens de la cultiver de leurs mains», écrivait mon père, Théodore Miéré, en 1978.

En séjour à Brazzaville, les premiers jours sont chargés. C’est ma fille qui attire mon attention sur ce jardin qu’elle squatte désormais pour transmettre des photos de son expédition «Route des ancêtres» à ses copines restées en France. Je finis par prendre l’habitude de m’y rendre. Je découvre Papa Yanga, le jardinier, serviable, avenant, bienveillant avec ses techniques de jardinage du potager très permaculture (bari, moussosso, épinards, saka saka, endives, tomate, salade, plantes aromatiques; fumier réalisé à partir de gazon) qui permettent de manger «bio» et de vivre dans un bon cadre de vie. Le reste du jardin est bien aménagé avec quelques arbres fruitiers.
Mes visiteurs sont impressionnés et émerveillés par ce coin de paradis dans un quartier très habité.
Papa Yanga entretient la terre et nourrit des individus.
Il me fait penser à Pierre Rabhi, le célèbre agroécologiste français.
Cela devint un rituel, le matin, je discute jardinage avec Papa Yanga, avant de sortir. Ses techniques de jardinage ressemblent à celles de maman et j’ai besoin de me perfectionner.
Un matin qu’il ne me voit pas, il est inquiet.
Bravo et merci à toutes ces personnes qui font la différence et nous permettent de vivre dans un monde meilleur!
Notre monde avance grâce à des gens ordinaires qui font des choses extraordinaires, souvent avec peu, en silence, travaillant sans compter leurs heures en étant simples, sérieux, dévoués et bienveillants, toujours souriants.
Au Congo, ils sont nombreux, très engagés dans le «faire beaucoup avec peu»: infographistes, maçons, chauffeurs, réceptionnistes, serveurs, vendeurs, mamans du marché, étudiants, enseignants, etc.
Alors, prenons soin d’eux, comme ils prennent soin de nous.
Un jour, leur absence se fera ressentir cruellement et douloureusement.

Dr Milie Théodora MIERE

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A propos de l'auteur

Editorial

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