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PRESIDENTIELLE 2021 : Ntumi joue à l’homme de paix

PRESIDENTIELLE 2021 : Ntumi joue  à l’homme de paix

Le président du Conseil national des républicains (CNR), Frédéric Bintsamou, alias Ntumi, est sorti de sa réserve. Au cours d’une conférence de presse animée le 14 mars dernier à Mounkala, dans la sous-préfecture de Mayama, il a dit ne soutenir aucun candidat à l’élection présidentielle. Mais il demande au Gouvernement de respecter les engagements contenus dans l’accord de cessez-le-feu et de cessation des hostilités, notamment concernant son statut particulier.

Entouré de son équipe de communication et de quelques ninjas Nsiloulous qui assurent sa garde ou travaillent dans ses nombreux chantiers de construction ou dans ses champs, Frédéric Bitsamou revendique son statut particulier. «Le CNR a rendu permissive la signature de l’accord de cessez-le-feu et de cessation des hostilités du 23 décembre 2017 à Kinkala. Nous mobilisons nos énergies pour consolider cette paix nuit et jour…J’attends toujours mon statut particulier qui doit me permettre de circuler librement. Tout comme la question de ma garde que j’avais négociée. On devrait m’envoyer 30 militaires pour assurer ma garde. J’attends toujours. Que le Gouvernement fasse ce qu’il a promis», a-t-il dit.
Il a néanmoins reconnu des avancées significatives obtenues grâce à cet accord. Parmi lesquelles le démantèlement des barrières informelles, la réouverture des voies de communication, la libre circulation des personnes et des biens et le ramassage de quelques 8007 armes toutes catégories confondues. «A travers ces actions, le Pool est devenu fréquentable et accessible à tous», a dit Frédéric Bitsamou qui pense qu’à côté de ces acquis, il faut mettre en œuvre les engagements suivants: le processus de la réinsertion professionnelle des ex-combattants, la réinsertion socio-économique des ex-combattants, la libération de ses résidences privées jusque-là occupées par la Force publique, l’allégement progressif du dispositif militaire dans le Pool tel que recommandé par l’accord de cessez-le-feu et de cessation des hostilités.
«Nous nous sommes orientés dans une prospective de développement dans le Pool, dans les secteurs de l’agriculture avec 200 hectares de manioc cultivés à Vindza; de la construction d’infrastructures communautaires de base, notamment dans le registre de l’éducation et de la santé à Mayama, Vindza et Mindouli», a-t-il affirmé, tout en sollicitant le concours des partenaires tant nationaux qu’internationaux.
«Il ne faut pas tout attendre de l’Etat», a-t-il indiqué. Il s’est insurgé contre les maux qui minent la société congolaise actuelle: la pauvreté, le chômage, l’insécurité, le phénomène des bébés noirs, la corruption, l’injustice sociale, etc.
A l’approche de l’élection présidentielle, le président du CNR pense que la démocratie doit suivre son cours normal. «L’élection doit se passer dans la paix, la transparence, la liberté et le respect des règles du jeu démocratique. L’élection ne doit pas être l’occasion de réveiller les vieux démons de la division, la haine, de règlements de compte comme il y a cela quelques années», a-t-il précisé.
Plus homme de paix ni ancien chef rebelle, le pasteur Ntumi affirme qu’il ne soutiendra aucun candidat. Il a justifié sa décision par le fait que depuis la signature de l’accord de paix, personne n’est allé le voir. Pas même Guy Brice Parfait Kolélas qu’il avait soutenu en 2016. «Je reste neutre», a-t-il lâché.
Il a néanmoins invité les candidats en lice à faire preuve de tolérance, d’amour, de grandeur, de patriotisme et de fair-play.
Quant à la question de savoir s’il entretient des rapports avec le Président de la République, le conférencier s’est mis debout, la main droite levée et a juré: «Je jure au nom de mon Dieu, mon Dieu qui m’a défendu et gardé pour toutes les peines que j’ai subies. Je ne suis de mèche avec personne, ni Sassou, ni personne. Je n’ai jamais parlé avec lui, ni même au téléphone. Nous gérons la paix ensemble, c’est tout», a-t-il déclaré.
Pour lui, l’avenir du Congo est entre les mains de Dieu et non pas d’un homme.

Cyr Armel YABBAT-NGO

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