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REFLEXION : Contribution à l’œuvre de Dieu

Nous partirons dans Deutéronome chapitre 14, des versets 22 à 29 et Lévitique chapitre 27, des versets 30 à 32. Dans l’Ancienne Alliance, la dîme était versée au Temple et aux prêtres. Aujourd’hui, elle revient à l’œuvre de Dieu dans son Eglise. Concrètement, elle est dévolue à l’évangélisation et aux œuvres de charité. Il est souvent question des collectes chez les premiers chrétiens. 1 Corinthiens chapitre 9, verset 11.
La dîme: impôt, fraction de la récolte prélevée par l’Eglise qui revient de droit à Dieu au titre de consécration et de reconnaissance. Notons que la pratique de la dîme n’exclut pas les autres offrandes ou dépenses pour les Seigneur. Ainsi, on trouve:
Les offrandes: don que l’on offre à la divinité ou à ses représentants pendant le culte ou à la messe. Ce que l’on offre à Dieu pour lui prouver son amour, sa reconnaissance, son dévouement.
Les aumônes: dons charitables fait aux pauvres qui sont un surplus à la dîme, telles que des cadeaux à Dieu qui manifestent notre générosité,
Le denier de culte qui est versé chaque année par les catholiques au curé de leur paroisse pour subvenir aux besoins du culte.
Voici une petite histoire à ce propos: Un gamin très sensible vivant dans l’éducation chrétienne, reçut à son 10e anniversaire dix billets de milles francs CFA de la part d’un oncle très attentionné. L’enfant s’assit immédiatement sur le ciment et étala ses dix billets devant lui. Il mit de côté un premier billet, disant: «celui-ci est pour Jésus». Puis il décida de ce qu’il allait faire du reste, jusqu’à ce qu’il arrive au dernier billet. «Celui-ci est pour Jésus», dit-il. Sa maman l’interrompit, disant: «Mais je croyais que tu avais donné le premier billet à Jésus», «Oui, répondit le garçon, le premier billet lui appartenait vraiment, mais celui-ci est un cadeau de ma part» (Stéph. Olford, La grâce de donner, p.34).
Pour éviter de décourager ou démoraliser ce genre de gamin une fois devenu adulte et mûr, une gestion saine des finances dans l’Eglise est nécessaire. Une Commission Vérification Surveillance et Qualité devrait exister dans les diocèses, provinces et paroisses, à l’instar des grandes sociétés ou entreprises. Composée des prêtres et laïcs comptables et financiers de formation, rattachée aux Evêques, Archevêques. Elle aura pour rôle de passer périodiquement dans les paroisses pour faire un bilan financier pastoral et rendre compte aux Evêques, Archevêques afin de redonner confiance aux laïcs. «Toute organisation industrielle ou administrative quelque soit sa finalité ou son statut juridique se trouve fixée à un contrôle financier ou audit qui lui permet de vérifier si les procédures de gestion de la structure sont appliquées et que le patrimoine n’est pas détourné ou mal utilisé. Le contrôle consiste à vérifier si toutes les dépenses sont effectuées selon le programme adopté.» (FAYOL)
Cependant, nous constatons que bon nombre de chrétiens ne s’acquittent pas de ces droits. D’autres non baptisés font partis des mouvements ou commissions d’apostolats, ils sont dépourvus de cartes de baptême, mais de carnets de membres pour payer les cotisations statutaires. Leurs groupes d’apostolat et de spiritualité sont devenus des simples mouvements de solidarité: «cotiser pour qu’à son tour on soit assisté» (récolter ce qu’on a semé).
L’Eglise catholique doit chercher à étudier des mécanismes qui vont pousser les chrétiens à s’acquitter de ces œuvres et dons à Dieu. Payer le denier de culte qui est versé chaque année par les catholiques au curé de la paroisse afin de subvenir aux besoins de celle-ci. De la même manière que les travailleurs payent les impôts pour les besoins de leurs pays. Une formation et sensibilisation à travers les groupes d’apostolat s’impose. L’Eglise catholique devrait organiser des assemblées d’ecclésiastiques convoquée par l’Evêque ou l’Archevêque pour délibérer sur les affaires du diocèse ou de la province, les problèmes généraux de l’Eglise. Voir comment ce qui s’est dit à la dernière session d’ouverture ou fermeture de l’année pastorale est vécue dans les paroisses au cas par cas, les difficultés rencontrées et comment les surmonter avec un échange d’expérience entre paroisses et mouvements d’apostolat. Ne plus attendre les ouvertures et clôture des années pastorales devenues des moments où les gens y vont faire des exposés sans effet d’application, d’évaluation et de suivi.

Jean François Séraphin GANGA

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Editorial

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