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SANTE MATERNELLE : Promouvoir les bonnes pratiques en gynécologie et obstétrique

SANTE MATERNELLE : Promouvoir les bonnes pratiques en gynécologie et obstétrique

La salle de conférence de la société AOGC à Brazzaville a accueilli le 23 juin 2022, les IIe universités de gynécologie et obstétrique du Congo, sur le thème: «Soins maternels, néonatals et gynécologie dans le contexte de la COVID-19 et dans l’atteinte des ODD». C’est Gilbert Mokoki, ministre de la Santé et de la population qui a ouvert les travaux.En présence du Dr Lucien Manga représentant de l’OMS au Congo, de plusieurs autorités politico-administratives et d’éminents professionnels de santé.

Ces rencontres ont été organisées par la Société congolaise des gynécologues obstétriques.Le Pr Clautaire Itoua, président du Comité d’organisation de la 2e édition de ces universités a déclaré que le thème de cette année intègre la vision du chef de l’Etat Denis Sassou Nguesso dans son programme «Ensemble poursuivons la marche», est en accord avec la Stratégie intégrée pour la santé de la reproduction, néonatale et infantile 2022-2026 et le Plan national de développement sanitaire qui mettent un focus sur les ressources humaines et les prestations des services de qualité. Aucun système de santé ne peut être imaginé sans gynécologues obstétriciens, sans sages-femmes et pédiatres.
Pour le ministre de la Santé, les universités de gynécologie doivent être une ‘’alma mater’’ pour promouvoir l’expertise et les évidences dans l’exercice de la médecine au quotidien. Il s’est réjoui du fait que ces assises se tiennent quelques jours après l’Assemblée mondiale de la santé qui a réaffirmé les objectifs du triple milliard centrés sur la couverture sanitaire universelle, de la sécurité sanitaire et de la promotion du bien-être et de la santé de l’individu. Elles s’inscrivent aussi dans le droit fil du symposium de Dakar (Sénégal) qui a abouti à la déclaration des chefs d’Etat sur le renforcement des systèmes de soins chirurgicaux obstétricaux et anesthésiques. «Le dernier rapport sur la surveillance des décès maternels, néonatals et infantiles 2021 a montré que la mortalité maternelle et infantile demeure un problème majeur de santé publique avec des ratios et des taux respectifs de 445 décès pour 100.000 naissances vivantes. Ce qui correspond à six décès par semaine», a fait savoir Gilbert Mokoki, qui a annoncé que son département est en train de mettre en place plusieurs réformes qui renforceront «notre système de santé et impacteront votre travail; c’est dire tout l’intérêt que nous portons à ces universités».
Le Dr Lucien Manga a réaffirmé le soutien de l’organisation mondiale de la santé (l’OMS) à la promotion de la santé publique au Congo. «La génération des connaissances et surtout leur partage sont au cœur du travail de l’OMS. L’OMS sera très attentive aux conclusions de ces assises et à travers ma voix vous assure de son accompagnement dans la mise en œuvre de vos recommandations.»
La deuxième édition de ces universités a été consacrée aux communications en lien avec l’obstétrique, la gynécologie et la pédiatrie en passant par la chirurgie et les cancers.

Le Pr émérite Hervé Iloki, Médaille d’or de la santé publique du Congo.
Ces IIe rencontres de gynécologie ont connu un temps fort, celui de la décoration du Pr émérite Léon Hervé Iloki au grade de la Médaille d’or dans l’Ordre de la médaille d’honneur de la santé publique par le Président de la République, Grand maître des ordres nationaux. Cette distinction honorifique fait suite à plusieurs, entre autres: Commandeur dans l’Ordre des universités, Grand officier dans l’Ordre du mérite congolais. «Il n’y en a pas beaucoup, on peut énumérer deux ou trois personnes qui ont eu la faveur du Président à être reconnues à ce niveau. C’est une grande fierté, une grande émotion et je ne puis être qu’heureux pour moi, pour ma famille et pour tous ceux qui ont collaboré à mon essor professionnel», a déclaré le Pr Hervé Iloki, qui a par ailleurs invité les générations futures à opter pour le travail d’équipe et à glorifier le travail, car seul le travail procure la liberté.
A rappeler que les premières universités de gynécologie et obstétrique ont eu lieu en mars 2017 à Pointe-Noire.

Esperancia
MBOSSA-OKANDZE

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Editorial

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