Les six chefs d’Etat venus du Tchad, du Cameroun, de Centrafrique, du Congo, du Gabon et de Guinée équatoriale ont tenu leur session extraordinaire de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) du 9 au 10 septembre 2025 à Bangui. A la clôture, le centrafricain Faustin-Archange Touadéra a passé le flambeau à son homologue congolais Denis Sassou-Nguesso, en lui transmettant un drapeau de couleur jaune, après deux années à la tête de l’institution sous-régionale.
Ce sommet est intervenu dans un contexte où les pays de la CEMAC se mettent en ordre de bataille pour l’intégration économique, la coopération sécuritaire, la fraternité sous-régionale et un avenir commun dans le concert des nations.
A l’occasion, le président Faustin-Archange Touadéra a, dans son message souligné: «Notre sous-région CEMAC est une terre d’opportunités qui peut aider le monde à renouer avec la croissance. Le monde a besoin d’une dynamique de croissance pour prendre à bras le corps les multiples défis à relever: le chômage, le déficit budgétaire, la dette, la pauvreté, le changement climatique. Les pays de la CEMAC ont des ressources minières et naturelles abondantes pour jouer un rôle vital dans la dynamique de croissance dont l’économie mondiale a besoin aujourd’hui».
L’organisation a annoncé également la mise en place d’un mécanisme efficace pour favoriser la libre circulation des personnes et des biens ainsi que l’intégration sous-régionale. «Je peux vous assurer que nous nous sommes engagés en politique sur le thème du panafricanisme, de la libération de l’Afrique, du développement tout court», a affirmé Denis Sassou-Nguesso son nouveau président.
Créée en 1994, la zone CEMAC est aujourd’hui confrontée à des difficultés d’ordre économique avec une faible croissance et un endettement élevé. A cela s’ajoutent des problèmes d’intégration régionale, l’instabilité sécuritaire ou encore la mauvaise gouvernance. Autant de défis que les pays membres disent vouloir surmonter.
Alain-Patrick MASSAMBA

