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UKRAINE : L’ambassadeur de Chine invite à écouter les points de vue de toutes les parties

UKRAINE : L’ambassadeur de Chine invite à écouter les points de vue de toutes les parties

Depuis sa prise de fonction, l’ambassadeur de Chine au Congo, Ma Fulin, invite régulièrement les journalistes à échanger avec lui sur des thèmes aussi divers que la coopération avec le Congo et l’Afrique, mais aussi sur des questions d’actualité: pandémie du coronavirus, Ukraine etc… Mercredi 20 avril dernier, le diplomate s’est de nouveau plié à cet exercice. En présence du premier conseiller de l’ambassade, Qian Xiaosong, Ma Fulin a réaffirmé l’excellence des relations avec le Congo, basées sur le principe du gagnant-gagnant.

«La Chine et l’Afrique ont connu une même histoire ; nous avons tous connu la colonisation par les Occidentaux. La Chine a trouvé en Afrique des partenaires sérieux. Le Président Xi Jinping a lancé beaucoup d’initiatives afin de consolider la coopération entre la Chine et l’Afrique. Il y a, entre autres, la construction de l’Initiative ceinture et route», a-t-il affirmé. Et d’ajouter: «Avec le Congo, le gagnant-gagnant a connu un essor qu’on n’a jamais vu dans l’histoire de notre coopération. Aujourd’hui, cette coopération continue toujours, et se traduit par des contacts, des échanges réguliers entre les chefs d’Etat des deux pays, entre les deux gouvernements, les personnalités de chaque parti avec le peuple, les échanges dans tous les domaines. Il faut dire que depuis ces deux dernières années, surtout après l’apparition de la pandémie de COVID-19, notre coopération a connu certaines difficultés: les échanges ne sont plus directs, ils ont été remplacés par des échanges virtuels. Mais, nous devons nous habituer», a dit l’ambassadeur en préliminaire.
Il a rappelé que l’an passé, le Président Denis Sassou-Nguesso a inauguré le nouveau Palais du Parlement.
A propos du projet du Centre de maintenance aéronautique, il a affirmé qu’il «aurait dû être inauguré en septembre dernier. Mais malheureusement, à cause de certaines difficultés techniques, surtout parce que le terrain n’est pas prêt et qu’il reste occupé par une autre entreprise. Nous sommes en train de discuter avec les autorités congolaises, afin de trouver une solution.»
«Ces deux dernières années, surtout avec la situation de la COVID-19», a-t-il poursuivi, «nous nous sommes concentrés sur la lutte contre la pandémie. La pandémie est une mauvaise chose, mais elle nous a offert une autre forme de relations. La coopération avance non seulement dans le bonheur, mais également dans des difficultés, dans les malheurs. Aujourd’hui, la pandémie est loin d’être terminée. En Afrique, en Asie, en Europe, bref dans le monde, il y a toujours beaucoup de cas de contamination, bien que le rythme soit beaucoup ralenti. En Chine, à Shangaï notamment, depuis à peu près un mois, nous avons enregistré 300.000 cas de contamination. Ce regain a été causé par des courriers, des personnes de retour de voyage à l’étranger. Ce qui prouve qu’aucun pays ne peut s’en sortir seul. Nous devons construire une communauté de destin ».
Le diplomate chinois a souligné que son pays fournissait «un tiers de la production industrielle du monde. Si la Chine est touchée par la COVID-19, si la Chine est malade, c’est le monde entier qui le sera aussi».
M. Ma Fulin s’est également appesanti sur le problème de la dette congolaise vis-à-vis de la Chine. «L’an dernier, en avril, le Président Xi Jinping a eu un échange téléphonique avec le Président Denis Sassou-Nguesso à ce sujet. Les deux chefs d’Etat ont convenu de faire des efforts ensemble, pour régler le problème de cette dette. La première étape était de laisser les experts des deux pays échanger, discuter ensemble avant de conclure quelque chose. Une visio-conférence était prévue au début de l’année, mais à cause du calendrier de l’un et de l’autre, surtout de la partie congolaise, elle a été reportée. Mais ce sera pour bientôt ».
A propos de la Zone économique spéciale de Pointe-Noire, ce n’est pas qu’un projet, mais beaucoup de projets. Ma Fulin qui met beaucoup d’espoir dans cette zone économique spéciale de Pointe-Noire de rassurer : «L’orientation de la construction de cette zone économique spéciale, ou bien l’idée principale de la construction de cette zone est de mettre en valeur la main d’œuvre et les ressources afin de promouvoir l’industrie de base, comme les industries sidérurgiques, pétrochimiques, textiles, la transformation des produits agricoles afin de promouvoir au Congo l’industrialisation et la diversification économiques… Aujourd’hui, nous sommes confrontés à un problème foncier. Ça c’est vraiment un problème. Mais nous espérons toujours qu’après la fin de la pandémie, nous allons relancer rapidement la planification, la construction et l’investissement de la Zone économique spéciale à Pointe-Noire, pour voir le plus rapidement possible le premier résultat ».
Les journalistes se sont émus de cas de maltraitances de Congolais au sein de certaines sociétés chinoises établies au Congo. L’ambassadeur a reconnu avoir été saisi de certains cas, mais il a assuré que tout était questions de malentendus. «La politique de notre ambassade est de ne laisser les sociétés chinoises violer aucune règle au Congo», a-t-il dit, avec fermeté.
Il s’est longuement étendu sur la crise ukrainienne, soulignant que la position de la Chine, tout comme celle du Congo qui s’est abstenu de voter les sanctions au Conseil de sécurité de l’ONU.
«A Genève, sur le statut de membre du Conseil des droits de l’homme de la Russie, la Chine a voté contre, le Congo également. Pourquoi la Chine et le Congo ont-ils une position identique? Parce que nous voyons les choses d’une même manière. Quand quelqu’un est malade, il a de la fièvre, la fièvre n’est pas la maladie, mais une réaction de la maladie. Donc, il faut trouver surtout la vraie maladie qui a causé la fièvre pour guérir globalement un malade. La crise ukrainienne est causée par une crise sécuritaire, politique, entre la Russie et l’OTAN. L’Ukraine n’est qu’un champ de bataille. Donc, pour résoudre ce problème, toutes les parties doivent faire des efforts ».
«Depuis l’éclatement de cette crise, le Président Xi Jinping s’est entretenu en visioconférence avec beaucoup de personnalités, que ce soit de la Russie, des Etats-Unis, de la France, de l’Allemagne, le président de la Commission de l’Union européenne, etc. Il a souligné que la Chine trouvait très regrettable la situation actuelle en Ukraine, affirmant que la position de la Chine est très claire et constante: la Chine s’est toujours tenue du côté de la paix et qu’elle avait toujours fait des jugements selon la réalité des faits, et en toute indépendance, plaider pour la préservation du droit international et des normes fondamentales régissant les relations internationales universellement reconnues, agit en conformité avec les buts et principes de la Charte de l’ONU…Le Président Xi Jinping, pendant ces différentes rencontres, a présenté son point de vue pour le règlement de la crise ukrainienne dans le contexte actuel. D’abord, promouvoir les pourparlers de paix, la Chine soutient l’Union européenne dans ses efforts visant le règlement politique de la question ukrainienne, et joue depuis toujours son rôle en faveur de la paix et du dialogue. Les pourparlers de paix sont la seule issue possible pour éviter l’escalade de la tension.
La communauté internationale doit continuer de créer les conditions et un environnement favorables aux négociations entre la Russie et l’Ukraine, dégager de l’espace pour le règlement politique et s’abstenir de mettre de l’huile sur le feu.
Le deuxième point, prévenir une crise humanitaire de plus grande ampleur.
Troisièmement, il faut construire une paix durable, en Europe et sur le continent eurasiatique. Le danger survenu en Europe pourrait avoir des effets dangereux en Asie et la région Asie-Pacifique.
La solution de fond consiste à prendre en compte les préoccupations sécuritaires légitimes de toutes les parties concernées, c’est-à-dire de l’Ukraine et la Russie.
Quatrième point: éviter l’amplification du conflit global.
Après l’échange, Ma Fulin a remis un don d’équipements informatiques et bureautiques aux organes de presse audiovisuelle, écrite et électronique, tant publics que privés.

Albert S. MIANZOUKOUTA et Véran Carrhol YANGA

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