Après près de trois mois de paralysie, le collège intersyndical de l’Université Marien Ngouabi a officiellement annoncé, le 7 février 2026, la levée de la grève et la reprise effective des activités académiques et administratives à compter du lundi 9 février à 7 heures précises. Cette décision marque une étape importante dans la décrispation du climat social au sein de la principale institution d’enseignement supérieur du pays.
Réuni au siège du SYNESUP, dans le complexe universitaire Bayardelle, le collège intersyndical a fait le point sur l’état des négociations engagées avec le gouvernement et les autorités universitaires depuis la déclaration de grève le 15 novembre 2025. Les responsables syndicaux ont salué « la volonté affichée par les pouvoirs publics de restaurer un climat social apaisé, ainsi que la tenue de plusieurs rencontres de haut niveau, notamment avec la ministre de l’Enseignement supérieur, reçue à différentes reprises par la coordination syndicale ».

Selon les syndicats, la levée de la grève ne signifie pas la résolution intégrale des revendications. Plusieurs problèmes sociaux et professionnels demeurent, en particulier ceux liés au paiement régulier des salaires, des heures dues et à l’amélioration globale des conditions de travail. Toutefois, des avancées jugées « significatives » ont été enregistrées, parmi lesquelles le paiement d’un mois de salaire et des engagements fermes du gouvernement à poursuivre le règlement progressif des arriérés et autres revendications sociales.
Au-delà des considérations matérielles, les syndicats ont mis en avant un argument central : la responsabilité académique et sociale des travailleurs de l’université. Pour le collège intersyndical, la prolongation de la grève faisait peser un risque sérieux sur l’avenir des étudiants, dont la formation risquait d’être durablement compromise. La proximité des échéances académiques, notamment celles liées aux évaluations et aux dossiers de promotion scientifique, a également pesé dans la décision de reprise.
La levée de la grève s’inscrit ainsi dans une logique de patriotisme et de responsabilité partagée, où l’État, l’administration universitaire et les partenaires sociaux sont appelés à poursuivre le dialogue. Les syndicats ont d’ailleurs réaffirmé leur vigilance et leur détermination à suivre de près la mise en œuvre des engagements pris par le gouvernement.
Avec la reprise des cours et des activités administratives, l’Université Marien Ngouabi s’engage désormais sur la voie d’un retour progressif à la normale, dans l’attente de solutions durables aux problèmes structurels qui continuent de fragiliser son fonctionnement.
Gaule D’AMBERT







