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VIE DES PARTIS : Renaissance propose une refondation de la République

VIE DES PARTIS : Renaissance propose une refondation de la République

Un nouveau parti politique dénommé Renaissance a été créé à Pointe-Noire. Les membres fondateurs l’ont porté sur les fonts baptismaux le 15 novembre 2020 au cours d’une assemblée générale constitutive qui a adopté les textes fondamentaux, et un projet de société. Une direction exécutive provisoire de 11 membres a été mise en place, avec comme président élu M. Jean-Paul Bouiti. Renaissance propose aux Congolais une refondation de la République.

A l’initiative de certains intellectuels et pour répondre à la demande de nombreuses autres personnes de diverses couches sociales, plusieurs compagnons venus de tous les départements du Congo ont résolu de créer un parti politique dénommé Renaissance. Leur rencontre en assemblée générale constitutive au Centre d’études chrétiennes de Mawata, a débouché à l’adoption des textes fondamentaux et d’un projet de société du parti, ainsi qu’à l’élection d’une direction exécutive provisoire de 11 membres, avec comme président M. Jean-Paul Bouiti, un professeur de sociologie à la retraite. Jean-Paul Bouiti a été par le passé, entre autres, l’un des dirieants de l’UPRN et de l’ARD. La direction politique exécutive va conduire aux destinées de Renaissance jusqu’au congrès inaugural prévu dans six mois.
Le parti se fixe comme objectifs, entre autres, la refondation de la République, à travers «la construction d’une nouvelle société congolaise du 21e siècle, moderne, équilibrée, responsable, humaniste, respectueuse des hommes et des femmes, fondée sur la participation du peuple, la justice et l’égalité de tous les citoyens».
Tous ces concepts ont été développés dans un projet de société dénommé ‘’La route vers l’espoir, la dignité et la ferté nationales’’ que les compagnons de Renaissance ont adopté en même temps que les textes fondamentaux du parti.
Les compagnons de Renaissance définissent leur parti comme ancré sur le plan international au Centre, et au Congo comme un parti d’opposition. A ce titre, ils estiment que toute ouverture de concertation, de dialogue avec le pouvoir en place alors que le général Jean-Marie Michel Mokoko et les autres prisonniers politiques ne sont pas libérés, serait tomber dans le piège du pouvoir qui ruse pour gagner en légitimité.
A la lecture de ces textes fondamentaux, on est tenté de dire que c’est aussi un parti humaniste, teinté d’obédience chrétienne. Ce n’est certainement pas un hasard que la tenue de son assemblée générale constitutive a eu lieu dans la salle de conférence d’un Centre d’études chrétiennes.
Sur les motivations qui ont poussé à la création de Renaissance, Jean-Paul Bouiti a dit: «Les choses sont d’une telle évidence que dans tous les secteurs de la société c’est la catastrophe. Une population délaissée, des retraités qui ne touchent pas leur pension depuis plusieurs années, des étudiants qui trainent dans plusieurs pays à l’étranger parce qu’ils ne perçoivent pas leur bourses, des salaires qui tardent à être payés, sans oublier les questions de chômage massif, les questions de santé, les effectifs d’élèves pléthoriques dans les écoles, etc. Quand on fait le tour de toutes ces questions, le pays est véritablement au tapis. Au regard de toutes ces situations, nous pensons qu’il faut refonder la République».
Une refondation pour arrêter le déclin moral, politique, économique, financier et culturel, souligne le projet de société de Renaissance. Ainsi,il propose sur une période de 15 ans, un plan de refondation de la République, contenant 20 mois d’urgence sociale. Ce plan intègre une refondation démocratique, économique, sociale et environnementale; une décentralisation administrative et économique du Congo, une réévaluation de nos cultures, traditions et arts. On y note aussi la transformation des matières premières par une industrialisation résultant des transferts de technologies propres et de pointe, et aussi la formation (apprentissage) des jeunes à des métiers bien ciblés.
Renaissance a pour emblème un flambeau allumé, adossé dans un rectangle aux couleurs vert, jaune et bleu. La compréhension de ce symbole se décline en ce que le bleu représente les eaux de l’Océan atlantique, le vert à l’image de la forêt du bassin du Congo, le jaune comme les savanes du Congo, et le flambeau représente la liberté et l’aspiration à la dignité et au progrès.

Jean
BANZOUZI MALONGA

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A propos de l'auteur

Editorial

140, DEUXIÈME !

Nous étions à Owando la semaine dernière, pour la première étape de la célébration de nos 140 ans d’évangélisation. La deuxième étape, dimanche passé, nous a conduit à Loango et à Pointe-Noire. Partout, il s’agit de mettre nos pas dans les pas des premiers missionnaires, les spiritains, qui portèrent l’évangile sur nos berges. Ils avaient quitté leurs terres lointaines, bravé les éléments, les incompréhensions et les hostilités de toutes sortes.

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