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Archidiocèse de Brazzaville : L’abbé Jacques Nganga rappelé à Dieu

Archidiocèse de Brazzaville : L’abbé Jacques Nganga rappelé à Dieu

Prêtre de l’archidiocèse de Brazzaville connu surtout comme exorciste et charismatique, l’abbé Jacques Nganga-Nitoumossi a rejoint la maison du Père. Il est décédé à Brazzaville, dans la nuit du mercredi 12 au jeudi 13 février 2020. Il était jusqu’ici curé de la paroisse Saint Alphonse Marie de Liguori de Kibina, dans l’arrondissement 8 Madibou. Sa mort a suscité émoi et affliction auprès du clergé diocésain de Brazzaville et surtout des chrétiens qui le connaissaient et l’affectionnaient beaucoup.

Prêtre toujours joyeux et attractif, l’abbé Jacques Nganga-Nitoumossi a marqué de nombreux hommes et femmes dans son style de prêtre. Au fil des ans, il s’est fait distinguer dans la résolution des cas difficiles et s’est imposé comme exorciste et charismatique. Gens de tous âges, tous ou presque savaient l’aborder sans anicroches, et parfois à n’importe quel moment. Ouvert et chaleureux, amusant et blagueur aussi, il ne passait jamais inaperçu et savait se rendre visible dans les milieux qu’il fréquentait. Depuis l’annonce de son décès au matin du jeudi, la nouvelle a pris pignon sur rue et laissé pantois plus d’un. Pourtant, c’est un homme qui a également fait l’expérience de la douleur dans son ministère sacerdotal. Mais, son style devenait pour lui le meilleur remède face aux épreuves et angoisses.
L’abbé Jacques a travaillé notamment dans les paroisses Saint Jean Marie Vianney de Mouleké, avec l’abbé Norbert Mbunzu, cathédrale Sacré-Cœur de Brazzaville, Saint Pie X de l’OMS avec l’abbé Junior Aya-Yombo, Notre-Dame de l’Assomption, Saint Alphonse Marie de Liguori de Kibina, où il a eu pour vicaire l’abbé Alfred Nakavoua et le stagiaire diaconal, l’abbé Aimé Milongui. Dans cette zone pastorale, il était le curé-doyen du Doyenné Nganga-Lingolo, Linzolo, Goma-Tsétsé. Il a été aussi aumônier diocésain de la Confrérie Sainte Rita.
De Mbanza-Nganga, l’abbé Jacques Nganga-Nitoumossi a grandi à Pointe-Noire, la deuxième ville du Congo à laquelle il était très attaché. Il a été ordonné prêtre à la basilique Sainte-Anne du Congo (Poto-Poto), le 13 décembre 1992 par Mgr Barthélemy Batantu, archevêque métropolitain de Brazzaville, d’illustre mémoire. Il a poursuivi ses études supérieures à Angers, en France, à partir de 1998, après avoir servi dans les paroisses de Mouleké et la cathédrale Sacré-Cœur de Brazzaville.
Ami de la science, il était très engagé dans le domaine de la recherche à travers plusieurs publications. Ses articles parus souvent en points de vue dans les colonnes de La Semaine Africaine sont d’une portée reconnue. Ils étaient souvent axés sur la morale, l’éveil de la conscience, le regard d’une société tournée vers l’émergence, la véritable émergence. Amoureux des langues, il parlait couramment français, lingala, munukutuba, lari et autres.
Dans les années 90, il fut l’un des prêtres que le révérend père Jean-Pierre Marie Morizur, d’heureuse mémoire, alors curé de la paroisse Saint François d’Assise, invitait pour les confessions et l’administration du sacrement de baptême. C’est aussi la période où il était parfois sollicité pour la prédication des retraites par la cellule du Renouveau charismatique du Grand séminaire de Kinsoundi fondé par Mgr Louis Portella Mbuyu lorsqu’il fut recteur de cette maison de formation. Retraites dont le Centre spirituel Vouela des jésuites servait souvent de cadre. Ses enseignements portaient sur presque tous les sujets de la vie, y compris les sciences ésotériques qu’il combattait ou fustigeait très souvent. A la paroisse de Mouleké, l’agrandissement de l’église avant sa configuration actuelle demeure l’un des symboles qu’il y a laissés. Il a beaucoup contribué au rayonnement du groupe Evangile, prière et vie, le Renouveau charismatique.
Aristide Ghislain NGOUMA

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