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CORRUPTION : Rendre compte aux Congolais de la gestion de l’argent public

CORRUPTION : Rendre compte aux Congolais  de la gestion de l’argent public

A l’occasion de la célébration de la Journée internationale de lutte contre la corruption qui intègre la quinzaine des Droits humains, le Conseil de concertation des ONG de développement (CCOD) a animé vendredi 9 décembre dernier à Brazzaville, une causerie-débat sur le thème: «La redevabilité des pouvoirs publics à l’égard des populations: constats et perspectives». Si la lutte contre la corruption se veut avant tout être la transparence dans la gestion de la chose publique, «chaque gouvernant devrait rendre compte aux Congolais de la façon dont il gère l’argent qu’on met à sa disposition», a indiqué le conférencier Maixent Emeka, coordonnateur du Forum pour la gouvernance et les droits de l’homme.
L’activité qui a regroupé les responsables des différentes ONG membres du CCOD a été organisée avec l’appui de l’Union européenne, représentée par Amparo Moreno Sebastia, chargée santé et secteur sociaux de l’Union européenne au Congo (UE).
Dans son exposé, Maixent Fortunin Animba Emeka a insisté sur le fait que depuis plusieurs années, le chef de l’Etat dans ses discours revient toujours sur la corruption qui ne finit pas. Et le pays dispose de plusieurs lois pour lutter contre la corruption, mais aussi sur la redevabilité. Il y a des lois qui disent que chaque gouvernant doit rendre compte aux Congolais de la façon dont il gère l’argent qu’on met à sa disposition, mais dans la pratique ça ne se fait pas…pourtant la corruption est interdite… «mais, vous allez dans un service public, pour obtenir par exemple le passeport qui coûte 50 000 FCFA, mais vous dépensez plus de 50 000 FCFA. C’est de la corruption. Ça veut dire que les agents publics font le chantage sur les citoyens, pour livrer le service public, etc.», a-t-il expliqué.
Réagissant à l’exposé, Trésor Nzila estime qu’«il est extrêmement difficile de lutter contre la corruption dans des pays où les dirigeants restent longtemps au pouvoir. Il faut peut-être aller vers l’alternance, pour combattre la corruption…l’alternance amène un nouveau souffle, des nouvelles énergies…ainsi, l’alternance ne serait-elle pas une réponse face à tout ce que nous décrions comme situation?», s’est-il interrogé.
En complément aux propos de Trésor Nzila, Emmanuel Njikam, conseiller technique chargé de la société civile à l’UE, suggère de sortir de la critique, pour être dans la proposition. Parce qu’«on peut soit critiquer et fermer la porte en face, mais soit dire la même chose que la critique peut dire, mais être dans la proposition». et de compléter: «Ces derniers temps, beaucoup d’acteurs de la société civile s’expriment chaque fois qu’il y a une actualité sur le Congo. Je note qu’on est super critiqué…chaque fois qu’on a l’occasion de parler, on est vraiment critiqué. Ça veut dire que si on veut travailler, qu’on le veuille ou non, la politique publique ce n’est pas nous la société civile, c’est d’abord celui qui est investi d’une autorité publique. Donc nous, nous pouvons contribuer. Mais pour qu’on contribue, on est obligé d’en faire des alliés. Sinon, il n’y aura pas alternance… », a-t-il souligné.
Le président du CCOD, Félix Batantou Oumba, a plaidé pour la mise en place d’une structure à travers les réseaux de la société civile, pour débattre des problèmes de gouvernance en République du Congo.

Gaule D’AMBERT

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Editorial

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