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CYBERSECURITE : Les régulateurs francophones en piste pour les parades

CYBERSECURITE : Les régulateurs francophones  en piste pour les parades

«Quels défis pour la sécurité des réseaux de nouvelle génération», c’est sur ce thème que s’est tenu du 23 au 24 mai 2022 à Brazzaville, le 19e séminaire du réseau francophone de la régulation des télécommunications (FRATEL). L’ouverture des travaux a été placée sous les auspices de Léon Juste Ibombo, ministre des Postes, des télécommunications et de l’économie numérique. En présence de Luc Tapella, directeur de l’Institut luxembourgeois de régulation (ILR), de Louis Marc Sakala, directeur général de l’Agence de régulation des postes et des communications électroniques (ARPCE).

Le ministre Ibombo a estimé que ce séminaire était un cadre de définition de meilleures approches de solutions pour conférer aux réseaux et à leurs infrastructures plus de résilience. Toutefois, a-t-il reconnu, beaucoup reste encore à faire sur ce chantier de sécurité face aux cybermenaces, cyberattaques et risques ciblant tous les secteurs d’activité. Le ministre a énuméré quelques chantiers entrepris par le Congo dans le cadre de la promotion de l’économie numérique. «Le Congo s’est lancé depuis plus d’une décennie dans la construction des infrastructures de télécommunications. A travers le projet Central african backone (CAB), le Congo est déjà connecté au Gabon et au Cameroun et les travaux d’interconnexion entre le Congo et la RCA sont en cours d’exécution». Il s’est dit engagé dans le combat contre la cybercriminalité. «Nous partageons l’approche de création et de l’opérationnalisation des autorités, des agences et équipes dédiées à la cybersécurité, à l’instar de l’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information (ANSSI)».
Pour le directeur général de l’ARPCE, l’efficacité d’un réseau s’illustre par sa résilience, c’est-à-dire, sa capacité à garantir à ses clients et abonnés un service de qualité, même quand il est victime d’une défaillance. Avec l’évolution des technologies et des services, tout en tenant compte des usages de plus en plus croissants, la question sur cette résilience des réseaux et leur sécurité se pose avec acuité. «Face à notre responsabilité de moteurs des télécoms dans l’espace francophone, nous devons mettre pleinement à profit ces deux jours de travail pour définir des pistes de solutions à proposer lors de la prochaine réunion annuelle qui elle se tiendra sous le thème: « Enjeux et moyens d’améliorer la résilience des réseaux de télécommunications», a déclaré Louis Marc Sakala.
Pendant deux jours, plusieurs thèmes organisés en forme de table-ronde ont été développés.
Avec l’importance de plus en plus grande des télécommunications et le recours massif au numérique dans les pays de FRATEL, l’enjeu de la sécurité du secteur et des réseaux devient inquiétant. Les intervenants à cette table-ronde ont évoqué les grands enjeux liés à la sécurité, les diverses obligations des opérateurs en la matière, le rôle que peuvent jouer les autorités de régulation des télécommunications et leurs relations avec les autorités en charge de la cybercriminalité. Une autre table-ronde axée sur les méthodes de contrôle et de prévention de la sécurité des réseaux a permis aux intervenants de présenter les approches en matière de contrôle et de prévention liées à la sécurité des réseaux. L’échange a tourné des outils d’analyse de risques pour détecter les failles dans le fonctionnement des réseaux et sur des outils de recensement des- notifications d’incidents et contrôle des mesures de sécurité.

E.M-O

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Editorial

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