Les ressources financières du Programme «Accélérer la gouvernance institutionnelle et les réformes pour un fonctionnement durable des services (PAGIR)», à travers la Banque mondiale, nécessitent une gestion efficace. Un atelier sur la vulgarisation du mécanisme de décaissement et de gestion des fonds du PAGIR a été organisé le 3 octobre 2024 à Brazzaville.

L’atelier a réuni les participants de la Primature, les ministères sectoriels, le Parlement et la société civile. Il avait pour objectif de comprendre le mécanisme de décaissement pour utiliser l’ensemble des outils et mieux gérer les fonds mis à leur disposition pour atteindre les résultats escomptés.
Les travaux ont été ouverts, supervisés et clôturés par Sylvain Lekaka, directeur de cabinet du ministre du Budget, des comptes publics et du portefeuille public, en présence de Gervais Bouiti-Viaudo, conseiller spécial du Premier ministre, président du comité de pilotage du PAGIR; Ousmane Bachir Deme, spécialiste principal en matière de gouvernance à la Banque mondiale, co-chargé du PAGIR; Thomas Bandia, coordonnateur de l’unité de coordination du PAGIR.
L’atelier a édifié les participants sur les différents textes légaux régissant et garantissant les modes de gestion des fonds du PAGIR, notamment un arrêté portant modalités de gestion des ressources du PAGIR, signé le 17 septembre 2024 par Jean-Baptiste Ondaye, ministre en charge de l’Economie, et Ludovic Ngatsé, du Budget. A cela s’ajoute, la Convention d’ouverture et de fonctionnement du compte séquestre du PAGIR logé à la BEAC. Ce texte a été signé le 11 avril 2024 entre le Gouvernement et la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC).
L’arrêté stipule que chaque bénéficiaire doit établir, de concert avec le secrétariat permanent aux réformes des finances publics, un planning annuel de travail détaillant les activités à réaliser sous la forme d’un plan de travail budgétisé et annualisé.
Pour appuyer les réformes dans le domaine de la gestion des finances publiques, le Congo a signé avec la Banque mondiale un accord de prêt et un accord de financement d’une valeur totale de 70 millions de dollars américains pour la mise en œuvre du PAGIR. Ce programme d’une durée de quatre ans, de 2023 à 2027, comporte deux volets: l’un est axé sur la gestion axée sur les résultats (GAR), d’un montant de 55 millions de dollars américains l’autre volet porte sur les projets d’investissement ou IPF en anglais, d’une valeur de 15 millions de dollars américains.
Le PAGIR est un instrument adéquat pour les actions de l’Etat en faveur de la gouvernance des finances publiques. Son appui permet de rendre efficace la mobilisation des recettes fiscales et douanières pour mettre en œuvre le budget-programme adopté par les pays de la CEMAC.
Ousmane Bachir Deme a souligné l’importance du projet: «Il mobilise les principaux acteurs qui sont impliqués dans les réformes en cours des finances publiques dans le pays. Les fiches techniques ont été finalisées et adoptées sur les modalités de décaissement et d’utilisation des fonds, ainsi que les activités. Cela permet dans les prochains jours ou semaines de pouvoir mettre à la disposition des bénéficiaires des ressources qui doivent leur permettre de réaliser leurs activités».
A son tour, Sylvain Lekaka a insisté sur la portée du projet. «Le PAGIR est le fruit des relations fructueuses que le Congo a avec le Groupe de la Banque mondiale. Il apporte une innovation qui consiste à lier le décaissement des ressources à l’atteinte des objectifs, notamment les objectifs fixés dans une feuille de route retenue ensemble avec la Banque mondiale. Notre pays est en train de basculer dans une gestion budgétaire en mode programme», a-t-il dit.

Philippe BANZ

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