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Paroisse Saint Jean-Baptiste de Talangaï (Archidiocèse de Brazzaville) : Cinquantenaire de la paroisse avec la présence de deux cardinaux

Paroisse Saint Jean-Baptiste de Talangaï (Archidiocèse de Brazzaville) : Cinquantenaire de la paroisse  avec la présence de deux cardinaux

Les chrétiens de la paroisse Saint Jean-Baptiste de Talangaï ont célébré le cinquantenaire de leur paroisse samedi 20 novembre 2021, sous le thème: «Je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin des temps» (Matthieu 28, 20). C’est Mgr Anatole Milandou, archevêque émérite de Brazzaville qui a célébré cette messe solennelle. Elle a connu la présence de deux cardinaux, leurs Eminences Dieudonné Nzapalainga, archevêque de Bangui en République Centrafricaine et Fridolin Ambongo Besungu, archevêque de Kinshasa en République Démocratique du Congo.

Jean Dominique Okemba remettant un morceau du ruban symbolique à Mgr Urbain Ngassongo

L’église Saint Jean-Baptiste rénovée avec la construction d’un autel et d’un ambon en marbre n’a pu contenir autant de monde. Même l’esplanade de la cour paroissiale où étaient érigés des chapiteaux a été prise d’assaut par les nombreux fidèles arborant l’uniforme, un pagne imprimé pour la circonstance symbolisant les 50 ans de la paroisse. Autour de l’archevêque, il y avait NN.SS Daniel Mizonzo, évêque de Nkayi et président en exercice de la Conférence épiscopale du Congo (CEC), Victor Abagna Mossa, archevêque d’Owando, Yves Marie Monot, évêque de Ouesso, Urbain Ngassongo, évêque de Gamboma, Juan Domingo Beka Esono, évêque de Mongomo en Guinée Equatoriale, Mgr Andrea Giovita, chargé d’Affaires à la Nonciature apostolique du Congo, père Alain Mayama, supérieur général des spiritains, abbé Michel Ange Bengone, secrétaire général de la Conférence épiscopale du Gabon; les abbés Armand Brice Ibombo, Christel Barthel Ganao et Guy Noël Okamba, respectivement secrétaire général de la CEC, recteur du grand séminaire de théologie Cardinal Emile Biayenda et coordonnateur de la Commission épiscopale Justice et Paix, les pères Toussaint Foumanet et Jonas Clotaire Bangui, respectivement supérieur provincial des spiritains au Congo et curé doyen du doyenné Notre-Dame des victoires et coordonnateur de la Commission épiscopale de l’Enfance et de la jeunesse et l’abbé Alexis Tobangui, curé de la paroisse jubilaire. Des délégations diverses venues de France, Belgique, Cameroun, Gabon, Guinée Equatoriale, République Démocratique du Congo, République Centrafricaine, ainsi que de plusieurs prêtres ont rehaussé de leur présence l’éclat de ce jubilé. La scholas populaire, la chorale latine, la chorale Saint Jean-Baptiste (fusion des chorales Echo du désert et le Jourdain) ont assuré l’animation de cette messe. On pouvait noter la présence du conseiller spécial du chef de l’Etat, Jean Dominique Okemba et de l’administrateur maire de Talangaï, Privat Frédéric Ndeké. Les anciens paroissiens, pionniers de l’évangélisation à Talangaï n’ont pas manqué cette fête, à l’instar de Nkounkou Félix, Nguia Jean (Deblo), Landou Albert, Ndoko Guillaume.
Le rite d’entrée a ouvert la célébration liturgique à travers la coupure du ruban symbolique de la maison du cinquantenaire par M. Jean Dominique Okemba, suivi du message dui Pape François lu par le chargé d’affaires et du mot de bienvenu du curé de la paroisse. Ce dernier a souligné que «la célébration du jubilé des cinquante ans signifie un temps de sanctification, de grâce et de pardon favorisant la prise de conscience, afin de poursuivre l’œuvre pastorale d’évangélisation entreprise dans le quartier Talangaï par le père Jean-Marie Grivaz».
L’érection de l’église Saint Jean-Baptiste de Talangaï remonte à 1971. Après le lotissement du quartier Talangaï suite au rapatriement de 25.000 compatriotes expulsés de Léopoldville le 21 août 1964 sur décision du premier ministre Moïse Tshombé, le père Jean Marie Grivaz va acheter en 1967 auprès du chef de terre Intsibou Mandielé Joseph Ngobali un terrain d’une superficie de 5000 m2 pour y construire une église, a indiqué Pascal Biozi Kiminou, président de la sous-commission historique. «La paroisse Saint Jean-Baptiste a été portée sur les fonts baptismaux en 1971 par le révérend père Jean-Marie Grivaz, prêtre missionnaire de la Congrégation du Saint Esprit de nationalité française, de vénérable mémoire. Né le 25 juin 1914, il arrive au Congo en avril 1946 pendant le temps de Pâques et fut professeur de mathématiques au petit séminaire de Mbamou, dans le département du Pool. Les travaux de construction de l’église ont débuté en novembre 1970 avec une dizaine d’ouvriers, parmi lesquels Landou Albert, Miyouna Léon (Maçon), Bassissa Jean (charpentier), Biyoki Pierre (peintre). La bénédiction solennelle de cet édifice eut lieu le 24 novembre 1971, par l’abbé Louis Badila, vicaire général de l’archidiocèse de Brazzaville. La vision du père Grivaz s’articulait autour de cinq axes pastoraux: évangéliser les périphéries nord de Brazzaville, spécialement les quartiers Tsiemé-Talangaï, Mpila et Tout pour le peuple; la formation catéchétique et l’éveil des vocations sacerdotales; la formation des familles chrétiennes; la pastorale des malades ponctuées par les visites à domicile. Dans la mise en œuvre de son plan pastoral, le père Grivaz a travaillé en étroite collaboration avec les religieuses de la Croix de Chavanod installées à la paroisse depuis avril 1974. Talangaï autrefois réputé comme le foyer de l’ivraie est devenu le foyer du bon grain. Le foyer du bon grain a été soutenu et encouragé par l’exhortation de Mgr Emile Biayenda, alors évêque coadjuteur de Mgr Théophile Mbemba prononcée le 29 novembre 1970, à la chapelle de la Tsiemé: «Nous prierons pour les vocations sacerdotales et religieuses, et pour l’éveil de tous les baptisés de Talangaï à l’apostolat». Fort de cette exhortation, la paroisse a donné naissance à dix-huit prêtres tant religieux que diocésains, dont un prélat, Mgr Urbain Ngassongo, évêque de Gamboma et dix religieuses dans différentes Congrégations. La paroisse compte aujourd’hui 26 mouvements d’apostolat et de spiritualité. En cinquante ans d’existence, 34.995 personnes (enfants, jeunes et adultes) ont été baptisés; 21.625 confirmés; 19.332 profession de foi et 839 mariages célébrés», a rappelé Pascal Biozi Kiminou.
Dans son homélie, Mgr l’archevêque est revenu sur le sens de ce jubilé d’or, symbole de joie et d’amour. «Grandir dans la foi en cinquante ans d’évangélisation est une grâce. Un jubilé se célèbre et hommage soit rendu aux pionniers dans la foi qui ont consacré leurs énergies et bâtit cet édifice». Avant l’offertoire, Mgr l’archevêque a béni l’autel et l’ambon en marbre, nouvellement construits. Vers la fin de la célébration, divers dons ont été offert à Mgr l’archevêque par le comité d’organisation et les mouvements d’apostolat. Mme Pauline Ayessa, vice-présidente du comité d’organisation a adressé un vibrant mot de remerciements à l’archevêque, aux sous commissions qui se sont évertuées, aux autorités présentes à cette messe. Elle s’est dite reconnaissante à tous ceux qui ont œuvré pour la réussite de ce jubilé. C’est aux environs de 13h qu’est intervenue la bénédiction finale. Le repas aux hôtes a été servi dans la salle polyvalente de la maison du cinquantenaire.
A signaler que l’épisode de ce jubilé d’or, dont le ton des préparatifs avait été donné le 24 juin 2018 en la solennité de la fête patronale par la pose de la première pierre par Mgr l’archevêque pour la construction de la maison du cinquantenaire, a connu plusieurs activités: le tournoi de football, les concerts des chorales et des mouvements d’apostolat, le triduum et la conférence débat. Trois symboles ou défis majeurs ont caractérisé ce jubilé: construction de la maison du cinquantenaire, construction de l’autel et l’ambon en marbre et la vente du pagne uniforme souvenir du cinquantenaire. Le tout dans un esprit de prière, de paix et de travail.

Pascal BIOZI KIMINOU

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