Encore un ! Un autre pays africain est entré cette semaine dans les rangs de ceux qu’on peut qualifier de démocratiques. Il s’agit de la Zambie. Au terme d’élections qui n’ont pas été disputées (à la manière africaine de toujours), le président sortant est parvenu à dominer son principal opposant. Victoire à 60%, pour un second mandat dont les Zambiens espèrent qu’il sera marqué de bonnes nouvelles que le premier. Redressement de l’économie ; restructuration de la dette ; embauches multiples et plein emploi à la jeunesse : une santé économique qui pourrait donner du tonus à ce deuxième mandat qu’on lui souhaite tout aussi exubérant que le premier.
Pour une des rares fois en Afrique, le régime d’un gouvernement précédent quitte le pouvoir sous les applaudissements et nous aurions souhaité qu’il en eût beaucoup de la sorte !
Espérons, puisque la Zambie est un pays africain, qu’il ne prenne pas l’envie aux Zambiens de l’opposition, de s’amuser à faire la guerre pour combler la dose. Le pays est riche en zinc. Il ne passe pas pour être un va-t-en-guerre. Mais il a des voisins très susceptibles. La RDC, l’Ouganda, et même l’Afrique du Sud, sont des voisins connus pour ne pas passer une décennie sans faire le coup de feu.
Leurs richesses du sous-sol pourraient les inciter à enclencher une de ces guerres bien ordinaires en Afrique. Elles commenceraient par une contestation de résultats électoraux, l’appétit pour un troisième mandat et une quelconque broutille pouvant servir de détonateur.
La semaine passée le Tchad a quitté la CPI. Cette semaine la Zambie organise des élections ‘’propres’’, on ne sait pas de quoi les semaines prochaines seront faites. Ainsi va l’Afrique !
Albert S. MIANZOUKOUTA
