Né Le 15 novembre 1943 à Linengue mission (près de Fort-Rousset), de parents catholiques, Julien Lecas Atondi Monmondjo fréquenta l’école primaire de Linengue mission où il fut admis en 1956 au CEPE. Son destin le conduisit ensuite au séminaire Saint-Pie X de Makoua d’où il sortit avec le diplôme, qui ensuite lui permit d’accéder à la fonction publique d’Etat en qualité d’enseignant.
Julien Lecas Atondi Monmondjo commença sa carrière en 1960-1961 et fut affecté successivement à Lekana, à Tongo avec la volonté de servir loyalement le nouvel Etat indépendant. En dehors de sa vocation d’enseignant, il s’intéressa à la vie de la cité et fut ainsi activiste à l’Association scolaire du Congo (A.S.C.O). C’est dans cette atmosphère de jeune actif qu’il fut influencé par des progressistes comme Kwame Nkruma, Julius Nyeréré, Che-Guevara, Mao-Zedong, Fidel Castro, Massamba-Débat, Marien Ngouabi et autres personnalités emblématiques de l’internationalisme prolétarien.
Face à la montée de cette nouvelle donne, Atondi Monmondjo fit son choix dans le communisme triomphant contre le capitalisme exploitateur des masses ouvrières et paysannes.
Au lendemain des Trois journées glorieuses (13, 14 et 15 Août 1963), Mouvement voulu et accepté par les militaires en accord avec les syndicalistes, qui donna naissance à la révolution populaire avec la démission de L’abbé Fulbert Youlou, donnant naissance à la deuxième république, le Congo est entré dans le socialisme sous la direction du président Alphonse Massamba-Débat.
A l’avènement du mouvement de ‘’réajustement’’ de la révolution congolaise en date du 31 juillet 1968 sous le capitaine Marien Ngouabi, le Congo s’est orienté vers le socialisme scientifique à visage Marxisme-léninisme. Il prit un autre tournant historique, la révolution nationale démocratique et populaire.
Le ‘’réajustement’’ de la révolution congolaise donne naissance au C.N.R dont l’aboutissement crée le P.C.T, qui organisa son congrès constitutif à la fin du mois de décembre 1969 sous l’autorité du président Marien Ngouabi et d’autres congressistes de poigne, à savoir : Claude Ernest Ndalla ‘’Graille’’, Pierre Nzé, Ambroise Edouard Noumazalay, Ange Diawara, Ange-Edouard Poungui, Sassou-Nguesso, etc.
C’est dans cette perspective qu’est arrivé, quatre mois plus tôt, Julien Lecas Atondi Monmondjo au comité central du Parti congolais du travail en avril 1970, car on peut affirmer avec force que Atondi Monmondjo était parmi les co-fondateurs du P.C.T.
De 1970 à 1972, il fit fort au sein du P.C.T où il occupa de nombreuses responsabilités (Directeur de l’organe de presse du parti : ‘’Etumba’’, directeur de l’Ecole du Peuple…).
Il n’y a pas de vie politique active sans déboires. C’est le 22 février 1972 que Julien Lecas Atondi Monmondjo connut la disgrâce avec le coup d’Etat manqué de Ange Diawara Farimaka, Jean-Baptiste Ikoko, Bakékolo, Olouka, etc.
Julien Lecas Atondi Monmondjo refit surface au lendemain de la conférence nationale souveraine (25 février-10 juin 1991) en qualité de haut dirigeant des Forces de changement et de progrès (F.C.P.).
Plateforme politique regroupant les partis et associations qui soutenaient André Milongo, Premier ministre, chef du Gouvernement, chef suprême des armées pendant le régime de la transition démocratique (1991-1992).
Dans le cours de la transition ‘’milosienne’’, Julien Lecas Atondi Monmondjo tint des meetings de mobilisation verticale et horizontale des forces de la Nation, en vue de soutenir fermement le gouvernement Milongo, face à l’Alliance nationale pour la démocratie (AND), groupement politique dirigé par Alfred Stephane Maurice Bongo-Nouara, grand ami du professeur Pascal Lissouba.
Julien Lecas Atondi Monmondjo fut aussi tête de liste des Forces de changement et de progrès (F.C.P) aux élections municipales de Juin 1992. Il fut élu et siégea au Conseil municipal de Brazzaville comme conseiller municipal.
Julien Lecas Atondi Monmondjo dont nous célébrons l’an un de la mort était un homme politique célèbre en son temps. La République reconnaissante ne l’oubliera jamais !
Par Honoré Christian Gachancard (Chercheur)







